Leur énergie, ils affirment la puiser de Plaisance, Rose-Hill. Ce quartier est leur lieu de repère, celui où les six membres de Bwa Maron se sont rencontrés, ont été initiés à l’esprit du tambour et ont commencé à créer. Menée par Johan Leste, cette formation, qui a pendant longtemps officié dans le circuit hôtelier, se produit depuis peu sur scène avec ses compositions inspirées de la culture africaine.
C’est à Plaisance que Bwa Maron a vu le jour, s’inspirant du groupe Mo Mam Twa. Le jour de notre rencontre dans une petite salle de répétition de la région, ils s’installent, dévoilent leurs djembés, leurs tambours et autres percussions d’origine africaine. Chacun est à son poste : à la section aiguë, à la basse et au chant.
Pour commencer, ils reprennent un titre en hommage à la femme, écrit par David Rock, le chanteur du groupe. Le djembé de Johan Leste donne le départ. Ses mains frappent l’instrument en peau de bouc. Le son qui retentit fait bouger. On ferme les yeux et on s’imagine dans une tribu en Afrique.
“Nou pa fer 100% lamizik afrikin”, tient à préciser Johan Leste. Le but de Bwa Maron n’est pas de copier, mais de revenir aux origines pour mieux s’inscrire dans le patrimoine culturel de Maurice.