Lorsqu’elle était plus jeune, Priscilla Orger aimait chanter des chansons en hindi et bhojpuri pour faire comme son père, José Charly, plus connu comme José Minerve. Depuis sa rencontre avec son époux, Mike Orger, elle a élargi son répertoire. Le couple produit son premier album, Viv nou sega, qui devrait être dans les bacs le 21 juin, le jour de la Fête de la musique.
La musique les unit depuis de nombreuses années. Une grande complicité règne au sein de ce couple d’interprètes, passionné par les chansons des années 60 à ce jour.
Priscilla et Mike ont voulu s’essayer à un autre registre en proposant un album de ségas où figurent, à travers leurs compositions, les deux ténors du genre pour qui ils vouent une grande admiration : Marclaine Antoine (La famille) et Serge Lebrasse (Si to kontan moi et Madame Eugene).
Ces deux références ainsi que l’influence de Jean-Claude Gaspard sont perceptibles sur l’album. Séga d’ambiance et séga typique (qui se fait rare de nos jours) ont la part belle sur cet opus.
Persévérance.
Dans Viv nou sega, Priscilla Orger dévoile son talent de chanteuse, tandis que Mike Orger, guitariste et claviériste, s’en est découvert d’autres : compositeur et producteur.
C’est dans le petit studio aménagé à leur domicile que l’enregistrement numérique de l’album a été effectué. Hormis la ravanne de Michael Cousnapa et le banjo de Marclaine Antoine (qu’on entend sur le morceau La famille), Mike Orger, muni de son clavier séquenceur, a agi en véritable homme-orchestre. Cela a permis au couple de faire des économies substantielles pour produire l’album. Leur fils Grégory officie comme choriste.
À l’heure où des artistes de renom ont du mal à vendre leurs albums à cause de la piraterie, l’audace, la patience et la persévérance du couple Orger sont à saluer.
Viv nou sega veut valoriser le séga mauricien. L’album est en vente à Rs 150.