Le célèbre musicien et compositeur indien Ravi Shankar est décédé ce matin à l’âge de 92 ans dans sa résidence de San Diego dans le sud de la Californie. Il avait subi une intervention chirurgicale jeudi dernier et était malade depuis plusieurs années. Le sitariste est le père de la chanteuse Norah Jones et de la compositrice Anouska Shankar.
Tout au long de sa carrière qui a débuté en 1938, Ravi Shankar a été un trait d’union entre l’Est et l’Ouest. Il a ainsi collaboré avec le grand violoniste Yehudi Menuhin pour l’album East Meets West, rencontre entre le violon et le sitar qui a bouleversé le monde musical.
Le récipiendaire de trois Grammy Awards, la plus haute distinction de l’industrie musicale américaine, a aussi collaboré avec le chef d’orchestre André Pévin, le flûtiste Jean Pierre Rampal ou encore Zubin Mehta. Ravi Shankar avait créé une école de musique à Los Angeles en 1967 et a participé au festival de Monterrey la même année, puis au concert de Woodstock en 1969. La rencontre entre Ravi Shankar et les Beatles, plus particulièrement George Harrison, et celles avec les Rolling Stones et Jefferson Airplane ont été de grands moments dans l’histoire de la musique. L’amitié entre Ravi Shankar et George Harrison a donné lieu à un concert de solidarité en faveur des démunis du Bangladesh. Ravi Shankar se mit en contact avec son ami et George Harrison devait composer deux chansons, Bangladesh et Something.
Ravi Shankar a aussi collaboré avec le joueur de tabla Ustad Allah Rakha et Zakir Hussain. Il a écrit plusieurs musiques de films dont la trilogie d’Apu de Satyajit Ray et Gandhi de Richard Attenborough.
Ravi Shankar a subjugué le public avec l’album Inside the Kremlin avec l’orchestre philharmonique de Moscou. C’était à l’époque de la Perestroïka. Ravi Shankar était toujours le partisan du dialogue et des échanges culturels interplanétaires.