Image d'illustration

Vous êtes à la recherche d’une idée cadeau ? Pourquoi pas un album de musique 100 % mauricien. Le chanteur Jean-françois Antoinette débarque avec un nouvel opus « Dir li ». 

Ce Mauricien installé en France depuis une trentaine d’années, n’est pas un inconnu du monde de la musique locale. « C’est le 4e album que je sors », dit-il. Nous l’avons rencontré à Port-Louis. En mode relax, le chanteur, véritable passionné de musique, nous raconte son parcours. « Je suis un autodidacte. J’ai tout appris tout seul, la guitare, la batterie », dit-il. « Dir li » où figurent huit titres, dont « Lamour » et « Mo zanset » est le fruit d’un travail de trois longues années. « Cet album est un reflet du quotidien du Mauricien, j’y parle d’amour, de nos origines, entre autres », nous relate Jean-François Antoinette qui nous avoue avoir eu beaucoup d’aide de Joyce Veerasamy, d’Alain Ramanisum, de Laura Begue et de Ved Bucktowar, entre autres.

En effet, le chanteur qui évolue principalement en France, où il a décidé de poser bagages il y a 40 ans, est un vrai passionné. Récemment invité pour chanter à l’ambassade de France pour les 50 ans d’indépendance de Maurice, Jean-François Antoinette est souvent sollicité avec son groupe « Bananas », composé de Karine, Mélanie et Jessica, pour chanter lors de soirées mauriciennes en France ou en Belgique. Ainsi, depuis près d’une trentaine d’années, il rassemble les Mauriciens d’Europe sur sa musique qui ne manquent pas une occasion pour se déhancher sur un bon petit séga.

Jamais très loin de son île natale, Jean-François Antoinette se dit émerveillé du nombre d’artistes émergents à Maurice et porte un regard critique sur l’industrie locale. « Même si la relève des grands de la musique locale n’est pas vraiment encore née », confie-t-il. Selon lui, les jeunes mauriciens de nos jours ont soif de la célébrité et font passer la quantité avant la qualité. « Une grave erreur », selon le chanteur. Néanmoins, Jean-François Antoinette garde espoir pour son pays. « Les jeunes ne doivent pas gâcher leur potentiel et se laisser influencer par qui que ce soit. La drogue est un fléau. Il ne faut pas arrêter de le dire. Nous avons le devoir de les guider », conclut-il.