Il y a beaucoup de gaîté dans le premier album de Natacha Tortillard. C’est par un rythme de séga enjoué que la Réunionnaise veut se faire connaître à Maurice à travers les six titres de Fanm, pour lesquels elle a bénéficié de la collaboration de Thierry Gauliris.
Le marché mauricien intéresse Natacha Tortillard, qui a fait le déplacement de La Réunion, la semaine dernière, pour présenter son nouvel album, Fanm. Si la chanteuse est si optimiste, c’est parce qu’elle y a été encouragée par des spécialistes locaux qui ont décelé dans sa musique un réel potentiel.
Les six titres de l’album confirment sans peine cette impression. Une belle voix placée sur du séga réunionnais rythmé : Natacha Tortillard propose un style moderne, en demeurant dans le ton du traditionnel pour une transition en douceur.
Références
Fanm contribuera ainsi à sortir de l’ombre cette artiste qui, pourtant, s’est produite sur scène pendant une vingtaine d’années. Période durant laquelle cette originaire du Quartier des Camélias, Saint-Denis, s’est surtout affichée comme choriste et percussionniste. Davy Sicard, Ti Fock, Gilbert Barcaville, Baco et Maalesh figurent parmi les nombreux artistes avec lesquels elle a collaboré.
C’est d’ailleurs l’un des grands noms de la musique réunionnaise qui lui prête main forte pour ce premier album. L’arrangement de Fanm est signé Thierry Gauliris. Le leader de Baster s’est aussi occupé de la réalisation de l’album où il intervient au niveau de la guitare, du clavier, des percussions et des choeurs. Les autres musiciens associés au projet sont Bernard Permal et Emmanuel Félicité.
“J’espère que les Mauriciens accueilleront cet album de tout coeur. Parce que j’y ai mis tout mon coeur”, a confié la chanteuse à Scope. La sensibilité musicale mauricienne, Natacha Tortillard la connaît bien : “J’ai toujours été bercée par la musique de Cassiya, que l’on jouait en boucle chez nous lors des fêtes familiales.” Il y a quelques années, sa reprise de Isi kot nu ete lui avait valu le premier prix d’un concours.
Aventure
Natacha Tortillard confie avoir toujours eu des relations étroites avec la musique. Elle a commencé à jouer de différents instruments à 9 ans : guitare, basse, clavier, batterie, kayamb, flûte, entre autres. Elle prendra place sur la scène réunionnaise après des études à l’École de Jazz et de Musiques Actuelles à Paris.
Depuis décembre 2009, elle a commencé une nouvelle aventure avec le groupe Stepp’in Jazz, qui s’est produit sur plusieurs scènes de l’île soeur. C’est aussi à cette période qu’elle a commencé à composer. Certains de ses titres sont inspirés des réalités de la vie.
Dans quelques semaines, alors que Fanm poursuivra son cheminement dans la région océan Indien, Natacha Tortillard sera en métropole pour quelques concerts. Elle se produira aux côtés de pointures de la musique réunionnaise pour des concerts de séga prévus au Zénith de Paris et de Montpellier. L’occasion pour elle de faire découvrir son album.
Fanm est déjà en vente sur le marché local.