C’est dans une ambiance folklorique, mettant en avant le patrimoine culturel, que s’est effectuée hier après-midi l’ouverture de l’école de musique traditionnelle de Roche-Bois. Présent, le PPS Salim Abbas Mamode a fait ressortir qu’il fallait absolument que la municipalité de Port-Louis mette une subvention à la disposition de ces enfants et les encadre dans leur épanouissement personnel.
Au son des ravannes, les petits de l’école de musique traditionnelle de Roche-Bois ont accueilli les invités. Louis Empeigne, l’initiateur du projet d’école, a joué l’hymne national à l’harmonica. Ce militant pour la cause du séga mauricien est heureux d’enseigner cet art aux enfants de la région de Roche-Bois, âgés de 8 à 14 ans. Ici, les petits s’initient à la musique traditionnelle : ravanne, maravanne, entre autres. Les cours gratuits ont lieu les mercredis de 17 h à 19 h. Louis Empeigne insiste sur le fait que les enfants de Roche-Bois ont besoin d’un bon encadrement : « La musique occupe l’esprit et les aide à s’épanouir et à grandir dans un environnement sain. On veut que l’enfant ait le respect du code de la vie et on espère aussi, à travers cette école, dénicher des talents et d’autres valeurs sûres de la musique. Il est de notre devoir de former les petits pour un avenir meilleur. » Par ailleurs, Thierry Henry, président du 10e Festival Kreol, a déclaré qu’il est impératif d’encadrer nos jeunes. Pour Loïs Dick, l’adjoint au maire de Port-Louis et habitant de Roche-Bois, « ce centre laissera l’empreinte du sega tipik à travers l’île. Louis Empeigne est un vétéran dans le domaine et c’est lui qui a initié un tel projet à Roche-Bois. Jane Constance a fait la fierté de notre île et on souhaite que les enfants de cette localité aient le même succès. » Salim Abbas Mamode, lui, a ajouté que le ministère des Arts et de la Culture doit veiller à ce que cette école produise de grands musiciens. Jimmy Harmon, président du Centre Mandela, a offert une ravanne symbolique à Louis Empeigne tout en faisant ressortir que le Centre est partie prenante pour aider l’école de Roche-Bois à faire avancer « nou kiltir, nou tradision ».