Ustad Shujaat Husain Khan qui jouit d’une grande popularité à travers le monde grâce à sa maîtrise du sitar, ses airs classiques et soufis, a eu l’occasion de donner la pleine mesure de son talent vendredi soir au centre culturel Indira Gandhi à Phoenix à l’initiative du groupe Currimjee et de l’agence Immedia.
Lors d’une rencontre avec la presse jeudi à l’hôtel Le Paradis au Morne, le maestro a déclaré que dès son jeune âge, il a été attiré par les sons hypnotiques du sitar et a décidé d’adopter cet instrument mythique. “Le sitar est mon grand amour nous”, dira-t-il. Le sitar lui a donné l’harmonie et l’impulsion de toujours viser à la perfection. Le mélange détonant et les possibilités infinies du sitar et sa voix envoûtante ont fini par conquérir les foules à travers le monde.
La musique classique n’intéresse que les initiés tandis que la musique bollywoodienne, souvent médiocre, attire la grosse foule, constate Ustad Shujaat Husain Khan. Si l’on déploie tant d’acharnement à museler l’art, il faut aussi préserver les valeurs de la musique classique. Sous l’impulsion des mécènes éclairés, le maestro fera une connaissance approfondie de l’esthétique si particulière des grands maîtres comme Bhimsen Joshi. Perfectionniste, il manie avec dextérité les cordes du sitar et pose sa voix sur les sonorités classiques et soufies.
Shujaat Husain Khan est conscient qu’il est le dépositaire d’une tradition léguée par son père Vilayat Khan et il fera toujours honneur à ses parents. Lors de la rencontre avec la presse jeudi, Shujaat Husain Khan était entouré de son épouse Parveen, de Bashir Currimjee, le directeur du groupe Currimjee, de Rama Poonoosamy, le directeur de l’agence Immedia et Eddy Kwan Tat, l’executive assistant manager de l’hôtel Le Paradis.