Vasant Bunwaree et son nouveau parti politique, le Muvman Travayis Militan (MTM), ont rencontré la presse hier après-midi afin de présenter leurs perspectives socio-économiques pour l’année 2016 « et au-delà » ainsi que pour commenter brièvement la rentrée politique. Son objectif, cette année, est d’adopter une « attitude de proximité » envers les Mauriciens.
Le MTM entame sa rentrée 2016 avec une première activité à Le Bouchon le 16 janvier de 14 à 16 h. Son leader, Vasant Bunwaree, a souligné « l’importance d’être présent sur le terrain » et d’adopter une « attitude de proximité » avec ses partisans, comme il l’a annoncé lors de sa première conférence de presse de l’année. Commentant la rentrée politique et l’actualité, le leader du MTM qualifie la situation économique du pays de « stagnante » car « le gouvernement actuel gère les projets du précédent régime », ajoutant qu’il y a « un laisser-aller dans la manière dont le Premier ministre gère les problèmes, comme le chômage et la pauvreté ». Vasant Bunwaree est également revenu sur l’appel de l’affaire MedPoint en souhaitant « bonne chance » à Pravind Jugnauth. Et d’ajouter qu’il ira « plus en profondeur sur l’aspect moral et légal de cette affaire lors d’un autre point de presse ».
Concernant la réforme électorale, le MTM prépare un dossier qui sera soumis au comité interministériel dirigé par le vice-Premier ministre Xavier-Luc Duval. Le leader du parti dit cependant se « douter du sort du “Best Loser System” en prenant en considération la position du leader des bleus », mentionnant le cas de Sik Yuen. La situation socio-économique a aussi été abordée, notamment concernant « l’écart entre les riches et les pauvres » qui, selon lui, « se creuse de plus en plus ». De même, il est revenu sur la hausse du nombre d’accidents et d’agressions, ce qui « représente une menace pour la sécurité du pays » et « reflète une perte des valeurs dans la société ».
L’ancien ministre de l’Éducation s’est dit « fier de voir la concrétisation de mon projet de “Nine-Year Schooling” », tout en disant cependant constater des « failles dans les changements » proposés par Leela Devi Dookun, l’actuelle ministre de l’Éducation. Il demande à cette dernière « d’éclaircir les zones d’ombre quant à la manière dont les parents choisiront les écoles secondaires pour leurs enfants ».