Huit jours après le naufrage du MV Benita, cargo battant pavillon libérien, jaugeant quelque 45 000 tonnes métriques et mesurant 181 mètres de long, une première étape décisive devra être franchie en cette fin de semaine. En effet, les 135 tonnes métriques de fioul – les cuves étant situées dans une zone névralgique au plus bas du cargo – devront être complètement pompées et transportées à terre par les unités de l’Helicopter Squadron de la police, engagées dans cette opération depuis mardi dernier. D’autre part, des équipements sophistiqués et spécialisés ont été importés de Dubayy et de Singapour pour entamer l’étape de nettoyage du lagon et de la zone à la hauteur de l’îlot Brocus, affectés par la pollution émanant de la salle des machines inondées depuis la semaine. À terre, se poursuit la controverse sur la promptitude des interventions de la National Coast Guard dans la nuit de jeudi à vendredi de la semaine dernière avec les auditions par les limiers de la CID de Plaine-Magnien du capitaine du cargo, Cadir Eduardo Ferreras, de l’ingénieur en chef, Monsales Mori, et également du marin accusé d’être à la base de la quasi-mutinerie, Taton Omar Palmes, qui est toujours en détention policière depuis son arrestation, vendredi dernier.
À ce matin, 83 mètres cubes de fioul sur les 126 mètres cubes dans les réservoirs du MV Benita avaient déjà été pompés et hélitreuillés à terre pour être acheminés vers la raffinerie d’huile de vidange de Virgin Oil Ltd à Montagne-Blanche. Avec l’entrée en opération d’une troisième série de pompes ces dernières heures, les responsables de la Five Oceans Salvage, assurant les opérations de renflouage, se disent confiants de pouvoir boucler cette étape cruciale en cette fin de semaine. L’accent est mis sur les 125 tonnes métriques de fioul vu que les cuves sont installées dans le cargo « dans une zone névralgique au plus bas et au plus près de la mer » avec un risque potentiel d’Oil Spill en cas d’autres dommages à la coque.