Un mois après avoir déclenché leur grève de la faim, les anciennes employées du foyer Namasté poursuivent leur mouvement pour encore une semaine. Si à samedi prochain, les autorités – plus précisément le ministère de l’Égalité du Genre – persistent à ignorer leur situation et leurs griefs, elles mettront un terme à la grève. Et deux « personnes connues » prendront la relève. Cette décision, indique le syndicaliste Jack Bizlall, désormais le porte-parole des grévistes, a été prise dans l’après-midi d’hier. Ce dernier dit agir en priorité pour la cause des enfants, anciens pensionnaires de l’Association d’hébergement pour les personnes inadaptées (AHPI). Depuis que 26 des 52 ex-employées de l’association ont commencé leur grève de la faim, le 1er mai dernier, plusieurs stratégies avaient été envisagées par leur porte-parole initial, en l’occurrence Georges Ah Yan, pour attirer l’attention des autorités et l’opinion publique sur leur cas. Toutefois, en sus des stratégies qui n’ont pas fonctionné, les maladresses en communication se sont succédé. Finalement, en faisant appel aux syndicalistes rôdés, Georges Ah Yan s’en est remis aux plus expérimentés que lui pour un ultime sauvetage des ex-employées de l’AHPI et pour… rattraper les erreurs et confusions commises ces dernières semaines. Mais, désormais, Jack Bizlall veut brasser plus large. Il dit vouloir se battre pour la sécurité de tous les enfants qui sont dans des centres d’accueil. Quant à l’AHPI, son président, Harry Mootoosamy, dit ne plus vouloir entendre parler de Namasté et ne compte pas répondre aux questions que lui a envoyées Jack Bizlall. Après avoir pensé à dissoudre le board qui gérait et avait employé le personnel gréviste, Harry Mootoosamy a, depuis, décidé de prendre ses distances de l’AHPI.