Pravind Jugnauth, revenu de sa mission à l’étranger, a  tenu à faire une conférence de presse pour expliquer la rencontre controversée et révélée par notre confrère Week-End, qu’il a eu en compagnie de Rakesh Gooljaury, Roshi Bhadain et Ravi Yerridagoo, dans la soirée du 16-17 février, avec les hauts cadres de Dufry, Simo Carveric et Michel Galet. Lors de cette séance d’explications, il s’en est surtout pris au leader de l’Opposition, Paul Bérenger l’accsuant de défendre Navin Ramgoolam et par la même occasion Nandanee Soornack. Le ministre des TIC indique également que la femme d’affaires qui a fait voix de son intention de revenir au pays, bénéficiera de toute la sécurité nécessaire, si elle propose elle aussi, comme Rakesh Gooljaury, son aide dans cette affaire. La femme d’affaires aura toutefois à répondre à la police.
Pravind Jugnauth a tenu à rappeler avoir fait état de la situation malsaine à Dufry non seulement dans ses conférences de presse mais aussi dans le statement qu’il a donné à la police le 3 janvier 2011, rappelant entre autres avoir stigmatisé les rôles de Rakesh Gooljaury et Dawood Rawat, etc.. dans ces affaires. Estimant qu’il est clair que Paul Bérenger est en train de défendre Navin Ramgoolam et par la même occasion Nandanee Soornack, Pravind Jugnauth  s’offusque que Ajay Guness, Reza Uteem et Arvin Boolell aient réclamé la démission des trois ministres qui ont rencontré Simo Carevic et Michel Galet. Selon lui  « nou pe fer enn travay pou ki nou trouv pli clair dans enn cas kot ena simoun inn gang par millions, pou conné par ki chemin sot inn passé etc ». Réfutant les allégations que les trois ministres auraient proposé le même deal en échange des documents aux hauts cadres de Dufry, Pravind Jugnath invite le leader de l’Opposition, de livrer publiquement l’enregistrement qui aurait été fait au domicile de Ravi Yerrigadoo à Quatre Bornes.
Aux questions de la presse concernant la présence de Rakesh Gooljaury lors de cette rencontre, le ministre des TIC répond que « nous ne pouvons pas dire non car il nous a proposé son aide. C’est à travers Rakesh Gooljaury que nous avons obtenu certaines informations et certains documents » Il insiste que « nou pas pe tourn paz. Nou la pou ramass autant d’informations ki kapav ena ».
Dans le sillage, le ministre des TIC indiqué que si Nandanee Soornack proposé la même aide, «si  li vini, nou kapav assuré ki li pou gagn toute la sécurité ki bizin ». La femme d’affaires, dit-il ne sera pas inquiétée mais devra répondre à la police. Le ministre de la Bonne gouvernance, a lui aussi tenu à clarifier quelques éléments, indiquant que le samedi 21 février, son Permanent Secretary a eu une réunion avec un représentant de l’Ambassade américaine, deux officers de la FBI qui étaient présents à Maurice, et la police mauricienne pour leur soumettre toutes les infos recueillies dans la soirée du 16-17 février.  Il ajoute que le samedi 21, ces mêmes documents ont été remis à David Green, QC, qui est le Head of Serious Fraud Office en Angleterre. Roshi Bhadain fait aussi ressortir avoir obtenu des informations et des documents non seulement de Rakesh Gooljaury, mais aussi de Dufry International, plus précisément s’agissant de la période 2013-2015.