L’océan Indien est le plus animé s’agissant du commerce mondial et les conflits dans la région sont nombreux. L’Afrique est ainsi devenue le continent le plus convoité pour les drogues douces et dures.

Selon les chiffres de l’UN Office on Drugs and Crime, 35 tonnes d’héroïne transitent en Afrique chaque année. C’est ce qu’a affirmé hier le ministre des Affaires étrangères, Nando Bodha, lors de l’inauguration officielle de la 2e édition de la Conférence ministérielle internationale sur la sécurité maritime à l’hôtel Intercontinental, à Balaclava.

Selon ce rapport, ce transit se déroule sur « un tracé spécifique » et les drogues sont transportées vers les îles de l’océan Indien. « De grandes économies sur le continent sont devenues la plateforme pour le transit de l’héroïne pour les marchés noirs de l’Afrique du Sud et de l’Europe », écrit le rapport.

Selon le ministre, plus de surveillance est accordée à des zones spécifiques et d’autres routes sont créées avec plus de sophistication, employant des systèmes technologiques. « Cela semble être une bataille qui ne se terminera jamais », dit-il.

Outre le trafic de drogues, le continent est aussi confronté à d’autres défis tels le trafic humain, le blanchiment d’argent, la pêche illégale et le trafic d’armes. « La lutte contre ces menaces multidimensionnelles sur la sécurité maritime nous concerne tous », dit-il, ajoutant que « la sécurité maritime est une condition essentielle pour développer l’économie océanique, et avant tout, pour assurer la sécurité humaine ».

Ainsi, il demande aux pays présents « une coopération renforcée » pour lutter contre les menaces dans l’océan Indien. La mise en opération du Centre de Coordination aux Seychelles et du Centre de Fusion à Madagascar, mise en place dans le cadre des Accords MASE (Maritime Security Programme), répond à une exigence de sécurité des océans dans la région. Le ministre demande ainsi aux pays de la région, qui n’ont pas encore signé ces accords, de le faire.

Lors de cet événement, Nando Bodha a rappelé que la conférence a pour objectif de « prolonger et de raffermir les grandes avancées réalisées lors de la dernière édition », notamment concernant la mise en œuvre d’une feuille de route pour renforcer l’architecture de surveillance des mers. Les pays présents à cette conférence se sont engagés, à travers leur déclaration, à protéger l’océan Indien.