Nando Bodha participe aux prochaines élections générales dans l’espoir de décrocher un cinquième mandat dans la circonscription Vacoas/Floréal (No 16). Le parcours de Nando Bodha est caractéristique de celui de beaucoup de Mauriciens de sa génération. Né d’une famille modeste à Notre-Dame, il a forgé son chemin à travers son éducation primaire et secondaire avant de faire des études tertiaires. Après avoir obtenu son DEA en géographie à l’Université de Rennes, il commence sa carrière comme enseignant avant d’être engagé comme journaliste à la MBC. Il est ensuite un des premiers attachés de presse du gouvernement en agissant comme porte-parole de sir Anerood Jugnauth, alors Premier ministre. Il occupe ensuite diverses fonctions, dont celle de directeur de la MBC, avant de faire une entrée au Parlement en septembre 2000. Depuis, il a occupé diverses fonctions ministérielles et a même agi comme leader de l’opposition entre 2006 et 2007. Aujourd’hui, il occupe non seulement les fonctions de ministre des Infrastructures publiques et du Transport intérieur, mais également celles du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international. Nando Bodha estime que le rêve militant, “en sel lepep enn sel nasion”, « c’est le MSM qui l’a réalisé au fil du temps depuis 1983 ». Se présentant comme un humaniste, il prône la justice sociale à travers les salaires et la récompense des travailleurs.

Durant vos quatre mandats, vous avez occupé une variété de postes à responsabilités, allant de ministres aux fonctions de leader de l’opposition. Quel est votre sentiment alors que vous ambitionnez d’entamer un 5e mandat ?
Je suis très honoré. Mais je n’oublie pas qu’un député n’est rien sans ses mandants. On doit aux circonscriptions et aux mandants toutes ces responsabilités qui nous honorent et qui donnent un sens à notre vie et notre combat politique. Je suis très redevable envers ma circonscription qui m’a donné cette possibilité. C’est grâce au No 16 que je suis devenu ministre des Infrastructures publiques et du Transport, ce qui m’a permis de relever un défi énorme et extraordinaire, soit celui du Metro Express. Je n’ai jamais voulu changer dans ma façon de faire de la politique, d’être avec les gens, de me comporter à l’Assemblée et dans la façon de mener mon combat politique au niveau d’un projet de société et de grandes idées. Mes idées n’ont pas changé. Nous sommes tous de l’école militante. Nous sommes toujours à la recherche d’un projet de société, où la démocratie, la justice sociale et l’unité priment. J’ai eu l’occasion exceptionnelle de présider le comité responsable de l’organisation du 50e anniversaire de l’indépendance et de venir avec cette idée de vivre ensemble “lame dan lame”. Pour moi, cela a été quelque chose d’exceptionnel. D’autre part, être leader de l’opposition est quelque chose de très exigeant et très “demanding”. Se mettre debout pour poser une question parlementaire à un Premier ministre pendant 30 minutes et le faire bien est un challenge fantastique et une école formidable. De cette période-là, je garde le souvenir d’un travail colossal que j’ai effectué avec mes amis. Pravind Jugnauth n’était pas au parlement. Chaque PNQ était toujours très attendue. Il y a eu de grands moments de tristesse, notamment lorsque le “remake” s’est cassé, en avril 2014, et que j’étais le dernier à aller voir Paul Bérenger de la part de sir Anerood Jugnauth pour lui demander où on en était. Il fallait savoir s’il y aurait un rassemblement ou pas pour le 1er mai. C’était un grand moment de tristesse puisque je suis revenu en sachant que c’était fini. Ensuite, il y a eu le redémarrage de la campagne, le renouveau du MSM le 27 avril à Rempart. Le reste, c’est de l’histoire.

2014-2019 a-t-elle été la période la plus contraignante pour vous ?
Oui. Mais il faut bien comprendre le contexte dans lequel nous sommes arrivés au pouvoir. L’industrie de la construction avait connu une baisse. Les grands projets avaient été mal réalisés : le “ring road”, Terre-Rouge/Verdun. Le défi à relever était énorme. C’est pour cela que j’ai imposé trois conditions, à savoir la qualité des travaux, le “no cost overrun” et le “no time overrun”. Ce n’était pas facile. Nous avons dépensé presque Rs 20 milliards en cinq ans. Nous avons réussi à mettre en place les structures et les éléments de contrôle au niveau de la Road Development Authority, au niveau du ministère afin que nous puissions répondre à ces trois exigences. En vérité, je ne m’attendais pas à diriger ce ministère. Ce qui a été également très “demanding” était la sécurité routière. Finalement, on ne réalise pas qu’on dépense des milliards de roupies pour le transport et les infrastructures et que la perte de vie est énorme.

Aux dernières nouvelles, il y avait plus de 112 victimes, c’est bien ça ?
Il y a une amélioration. Mais chaque accident est un de trop. Il faut continuer avec l’éducation et, de plus, il y a une flotte qui est en augmentation. Peut-être qu’avec le métro, il y aura plus de gens qui voyageront dans le transport collectif. C’est un défi énorme, surtout dans cette phase de construction de l’île Maurice où on dépense énormément. Mais cela se passe bien et les Mauriciens réalisent que Maurice est un immense chantier et que le métro, avec ses 32 chantiers, est une occasion pour moi de gérer les institutions, les hommes, les ressources et de mener cette mission à bon port. Ce qui n’était pas évident. Le métro est arrivé finalement le 30 septembre.

Vous avez terminé la route Verdun à la fin de votre mandat et le métro est presque opérationnel…
Terre-Rouge/Verdun a été marquée par des glissements de terrain dans sept ou huit endroits en plus de la cassure principale. Il y avait beaucoup d’éboulis sur au moins un kilomètre. La réparation principale est un cas d’école. Cela a pris du temps, mais c’est quelque chose d’exceptionnel. En France, on a mis huit ans à faire cela. Il fallait comprendre et saisir le fait que c’est un site difficile. C’est ainsi que nous avons introduit le concept de géothermie. La construction deviendra de plus en plus difficile dans les zones complexes, avec des projets de plus en plus ambitieux. Par exemple, la route Mgr Leen, croise avec le passage du Metro Express au niveau de la butte. J’avais demandé un rapport afin de voir si tout se passait bien et quel était l’impact des travaux dans la région. Cela s’est bien passé et tout est stable.

Concernant le Metro Express, vous avez pris ce projet de manière impromptue puisqu’il n’était pas à l’agenda du gouvernement de ce qui était alors l’Allians Lepep en 2014. N’est-ce pas ?
À l’époque, j’avais dit au parlement : « We have shelved the project. » Le problème est que le coût du métro avait atteint le montant de Rs 37 milliards dans la formule présentée par le gouvernement d’alors. Nous considérions que c’était un projet trop coûteux et trop ambitieux. Nous avons dit que nous allions geler le projet mais nous n’avons pas abandonné. Ensuite, il y a eu les discussions avec l’Inde. À un moment donné, il y a eu deux développements qui ont mené à la prise de décision d’aller de l’avant. En premier lieu, les Singapouriens nous ont fait comprendre qu’on pouvait réduire le coût du projet à quelque Rs 17 ou Rs 18 milliards. Ils ont ainsi modifié le projet et nous ont fait comprendre qu’il y avait à peu près Rs 4 milliards de contingences dont on pouvait se passer. Par la suite, il y a eu des discussions avec l’Inde. Pravind Jugnauth a ainsi réussi à avoir quelque chose d’exceptionnel et on s’est dit que si on pouvait réaliser le projet à un coût de Rs 18 Mds, qu’on pouvait obtenir Rs 9 milliards sous forme de dons et Rs 9 milliards sous forme de prêt bonifié. C’était une occasion à ne pas rater. Un projet, qui devait coûter Rs 37 milliards et engager le pays pendant plusieurs années, allait nous coûter en fin de compte Rs 9 Mds à un taux concessionnaire très supportable. À partir de là, nous avons tout fait pour mettre en œuvre ce projet qui est un projet maîtrisé.

Il vous a fallu rassurer tout le monde, y compris les autobus individuels…
C’était un autre grand défi. Il fallait à la fois rassurer les travailleurs du transport et les autres opérateurs. J’ai toujours dit que le métro ne pourra fonctionner sans le bus. Je suis convaincu qu’il y aura une augmentation du nombre de voyageurs, car le métro sera plus pratique et fiable. En vérité, l’impact réel ne sera connu que lorsque le train entrera en opération. J’ai voulu rassurer les syndicats pour leur expliquer qu’en gros 200 autobus étaient concernés : 100 autobus pour les “feeders” et 100 autres pour les nouvelles routes. C’est là qu’est intervenu quelque chose qui m’a beaucoup aidé, à savoir la subvention de Rs 500 M accordée par la Chine. On s’est donc dit pourquoi ne pas introduire des bus électriques qui seraient donnés aux grandes compagnies à mesure de l’impact. Cela a créé un “feel good factor” pour engager les compagnies.

Ne regrettez-vous pas que l’entrée en opération réelle du métro n’aura lieu qu’après les élections générales ?
Non pas du tout. L’entrée en vigueur doit se faire lorsque le métro est prêt techniquement sur le plan du système intégré et sur le plan de la sécurité. Les gens savent maintenant que le métro est là et qu’on continue à faire du “trial run”. Ce qui est important, c’est que nous devons offrir à notre public un système moderne et sûr. Le coût du ticket comprendra les “feeder routes”. Le projet continue en septembre 2020 à Quatre-Bornes et septembre 2021 à Vacoas et Curepipe. L’essentiel, c’est qu’il faut que les gens aient accès à un service sûr et qu’ils soient contents du métro. Ce qui est le cas. On ne peut avoir un calendrier politique avec le métro.

Et quid du certificat d’ITALCERTIFER ?
Les Italiens d’ITALCERTIFER sont venus et ont travaillé avec nous. On leur a donné un ensemble de documents. Chaque système a été testé en lui-même. Ils doivent faire un système final intégré. CAF a fait son système de contrôle pour les trains, L&T a effectué son contrôle pour les rails et RITES a fait un travail de supervision. Le Dr Motanah, un “safety assessor”, a travaillé à Londres durant la Coupe du Monde de football. Les Italiens doivent prendre tous les rapports pour s’assurer que tout est correct. Il y a eu un léger décalage par rapport à leur venue et au moment où ils pourront fournir le “final certificate”.

Êtes-vous certains que c’est vous qui allez vous occuper des travaux après les élections ?
Cela dépendra du peuple et des électeurs. Ce qui me concerne, c’est la circonscription No 16. Au fait, c’est celle-ci qui offre le Metro Express à la population. Tout au long des travaux, j’ai toujours mis le Premier ministre et le cabinet dans le coup tous les vendredis.

Sur le plan politique, vous êtes considéré comme le fils spirituel de sir Anerood Jugnauth, qui met fin à sa carrière politique cette année. Quel souvenir gardez-vous de lui ?
Je l’ai connu en 1982. J’ai failli être candidat en 1982 et 1983. Mais j’étais à l’époque journaliste à la MBC. Le 8 décembre 1985, c’était les élections municipales remportées par le MMM et le 15 décembre est décédé sir Seewoosagur Ramgoolam. C’était un moment de communion extraordinaire dans le pays. Le 31 décembre, il y a eu l’arrestation de quatre députés à Amsterdam et le 4 janvier ce fut la démission de quatre ministres. C’est à cette époque que j’ai mieux connu sir Anerood Jugnauth. C’est en 1986 que j’ai rejoint, à sa demande, le bureau du Premier ministre comme attaché de presse.
Lorsqu’il m’avait proposé de venir travailler à son bureau, j’avais posé une condition. « Ki zafer ? » m’avait-il demandé. Je lui ai dit qu’il devait avoir confiance en moi en tant qu’homme et en tant que technicien. « Si mo pena konfians dan ou mo ti pou amenn ou isi ? » m’a-t-il répondu. La première chose que j’avais faite a été d’organiser une réunion pour les rédacteurs en chef des journaux. Donc, il avait demandé de faire le thé pour 20 personnes comme je l’avais indiqué. Mais en fait, il y en a eu moins. Ce qui l’a amené à me faire le reproche de “fer gaspiyaz”. Je voyageais avec lui parfois dans sa voiture. Un jour, en 1986, à hauteur du pont Colleville, il m’a dit : « Ou kone, nou pou bizin inport dimounn pou koup kann enn zour. » Sir Anerood Jugnauth a toujours été d’une simplicité incroyable. Il était tellement transparent qu’il n’était pas difficile d’écrire son discours. Parfois je lui demandais : « Ki ou lanbision ? » Il m’a répondu : « Ki bann dimounn viv bien. » Ce qui paraît simple, mais dire cela, en 1996, et le répéter en 2017 ne signifiait pas la même chose. Cela voulait dire qu’il fallait toujours franchir de nouvelles étapes. Et puis, il insistait toujours sur le travail, sur l’effort et la discipline. Il s’inspirait beaucoup de Li Kwan Yu, de Mandela, de François Mitterrand et de Margaret Thatcher, entre autres. En 1995, c’était la déroute. Je me souviens de lui, assis seul le jour des élections à l’école de Rivière-du-Rempart. Je lui ai demandé : « Ki pozision ? » Il m’a répondu qu’il leur a souhaité bonne chance, en ajoutant « mo krwar nou pou gagn enn bon bate ». Il a toujours eu ce qu’on appelle un “grassroot wisdom” mais c’est un “performer”. Si vous venez le voir avec une idée et si c’est une bonne idée, il vous dit : « Allez de l’avant. » En revanche, si elle n’est pas bonne, il vous dira : « Ki ou pe dir. Pa bon sa. » Il avait également un flair politique extraordinaire. Lors des réunions organisées en 2014 il disait : « Ou pou trouve la kiksoz pou monte. » Il a une capacité d’analyse politique qui est extraordinaire jusqu’à maintenant. Je le vois toujours maintenant après le conseil des ministres.

Quel est votre sentiment maintenant qu’il se retire de la scène politique ?
Un Premier ministre doit être un “role model”. Il doit être une source d’inspiration et, par ses qualités, inspirer les gens. Il doit pouvoir prendre les décisions dans l’intérêt supérieur du pays. Je pense que Pravind Jugnauth est conscient de cela dans tous les projets qu’il a lancés. Il y a toujours une touche sociale dans sa façon de faire. Avec les mesures annoncées, il donne priorité au social tout en s’assurant que le gâteau national puisse s’agrandir. Nous prônons pour une société plus juste et que les travailleurs soient récompensés. Nous prônons aussi pour une justice sociale à travers les salaires et la récompense des travailleurs.

La transition de Jugnauth père à Jugnauth fils a fait l’objet de beaucoup de critiques. Qu’en pensez-vous ?
Il y a eu la première transition en 2003 lorsqu’il est parti pour occuper les fonctions de président, laissant à Pravind le soin de reprendre le flambeau du MSM. Les structures du parti étaient là. La transition s’est faite dans les meilleures conditions. On a fait la réforme sucrière qui a rapporté Rs 16 Mds à l’industrie. Il y a eu la défaite en 2005. Il n’est jamais intervenu dans quoi que ce soit. Lorsque le bonhomme et revenu en 2014, c’était comme un “father figure” pour inspirer le parti et le pays. Graduellement, il y a eu une sorte de mutation jusqu’à ce que Pravind devienne Premier ministre. On a gardé le même rapport de confiance et d’amitié.

Quelle différence faites-vous entre le leadership de Pravind Jugnauth et celui de sir Anerood Jugnauth ?
Il y a eu une continuité dans les réalisations, mais rupture dans la façon de faire. Pravind Jugnauth aime écouter, voir les différentes options et prendre une décision après réflexion. Avec sir Anerood Jugnauth, c’était surtout le flair politique. Soit il disait oui soit il disait non. They are both achievers avec le même objectif : unir pour bâtir. Le MSM a pour mission de construire le pays, c’est-à-dire un pays plus juste. Le salaire minimum, le “portable gratuity” et la pension de vieillesse visent à autonomiser les classes sociales les plus vulnérables. Nous ne sommes pas dans un libéralisme effréné, mais dans un réajustement sur la justice sociale. Ce sera le grand défi de demain : faire en sorte que l’économie puisse s’adapter à l’évolution internationale en ce qui concerne le sucre, l’industrie, le tourisme, etc., et de bâtir une société plus juste en éliminant la pauvreté. Il n’y a pas de meilleure justice sociale que de récompenser le travail. Le secteur de production doit s’adapter à cela. Maurice est en train de dessiner un nouveau modèle où le secteur de production doit s’adapter à la nouvelle exigence : une justice sociale par le travail.

Le MSM de 2014 n’est pas le même que celui de 2019. Il s’est métamorphosé, n’est-ce pas ?
Auparavant, on gravissait graduellement les échelons au sein du parti jusqu’à devenir ministre. Actuellement, c’est une nouvelle génération qui arrive avec un impératif : servir. Il faut servir le parti et le pays. Ce sont des gens qui ont l’occasion d’entrer de plain-pied dans la plus haute sphère politique, c’est savoir être dans des élections, être élu et devenir ministre.

Quelque 19 ministres et députés n’ont pas obtenu d’investiture. Cela fait-il partie des changements du parti ?
Effectivement. On peut servir le parti mais pas nécessairement au front.

Le poids des Jugnauth est très fort au sein du MSM. Peut-on faire autrement ?
Pravind Jugnauth a gravi tous les échelons. Il a été conseiller, député, ministre, chef de l’opposition et Premier ministre adjoint. Pravind a fait ses galons au sein du parti. Nous sommes dans un nouveau cycle et cela dépendra de notre réalisation.

Quelle est la particularité des prochaines élections générales ?
Pour la première fois, trois grandes formations politiques sont engagées dans un combat réel. L’Alliance Morisien insiste sur la justice sociale par le travail. En même temps assurer que la couche la plus vulnérable peut vivre bien. Nous nous acheminons vers une homogénéisation du niveau de vie. On ne peut avoir des écarts énormes. Avec les mesures sociales prises, nous réduisons l’écart de moyens entre les différentes classes sociales. Cela ne peut se faire que par le travail et à travers l’État, c’est ce que nous faisons. Le Ptr est resté le même et autour des mêmes personnes. Il y a une déception par rapport à l’équipe travailliste pour les prochaines élections. Le MMM, lui, a beaucoup perdu. Les grandes figurent du MMM, ceux considérés comme les penseurs, se retrouvent chez nous. Le rêve militant, “enn sel lepep enn sel nasion”, c’est le MSM qui l’a réalisé au fil du temps, soit depuis 1983. Le MMM parle de régénération des idées, on verra ce que cela donne. Quant à nous, nous sommes en train de redéfinir un projet de société nouveau et consistant à s’assurer que tous les Mauriciens puissent vivre à un certain niveau. Nous sommes en train d’améliorer le budget familial pour chacun. Cela générera une dynamique dans l’économie. En même temps, l’économie doit s’innover. Les 10 000 emplois qu’on annonce pour les jeunes devraient être productifs et devront s’inscrire dans la lignée des exigences de la société moderne.
Nous voyons les imperfections et les limites du système électoral actuel. Il est triste que nous n’ayons pas eu une réforme électorale. J’espère qu’il viendra. Il faut absolument que nous puissions avoir un système pour qu’il y ait un financement des élections qui soit à la hauteur de l’île Maurice moderne et il faudra également un code de conduite basé sur une législation très claire et très sévère et qui établisse les contours des débats réels sur les projets de société.

Y aura-t-il de nouvelles promesses d’ici les élections ?
Le manifeste est déjà sorti. Je vois mal le Premier ministre annoncer quelque chose en dehors du manifeste.

Êtes-vous surpris par les annonces faites par vos adversaires ?
Non. Il y a une question de surenchère. Pour nous, il faut qu’il y ait un nivellement et une amélioration du budget familial. Cela ne peut se fait que de deux manières : le travail et l’État providence. Cela s’apparente un peu au système scandinave.

Le mot de la fin ?
Je pense que l’Alliance Morisien remportera une majorité des circonscriptions.