Le ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, revient sur la réforme électorale dans cette interview accordée au Mauricien. Il insiste sur l’importance du maintien de l’écart obtenu lors du FPTP. La position du gouvernement, selon lui, repose entre autres sur le fait que toutes les majorités parlementaires de départ s’amenuisent au fil des années, surtout lorsqu’il y a une coalition. Or, toute réforme électorale doit, selon lui, prendre en compte la stabilité du gouvernement. Au vu de l’expérience des 50 dernières années, il estime que le FPTP est « le socle de la démocratie » locale et que les résultats obtenus sous ce modèle sont « sacrés ». Il donne aussi l’assurance qu’il n’y a pas de « koz koze » avec le MMM et ne pense pas que les élections soient « devant la porte » car le gouvernement « a encore besoin d’une année de travail ».

La présentation du projet de réforme électorale par le gouvernement a provoqué une véritable levée de boucliers. Au point que certains affirment que la réforme est morte née. Qu’en pensez-vous ?

Les débats autour de la réforme électorale se présentent à mon avis en deux termes : le principe et la stratégie politique. Il y a ceux qui sont d’accord avec le principe d’une réforme électorale de manière à corriger certaines imperfections d’un système qui a fait ses preuves après 50 ans d’indépendance. Il y a ensuite ceux qui abordent la réforme dans le cadre d’une stratégie politique. Ils ont des propositions qui évoluent dans le temps. Je fais un appel à ceux qui, par principe, souhaitent une nouvelle frontière de notre démocratie. Si la stratégie politique d’une formation politique ou d’un parti politique est de saborder la réforme électorale, il n’y aura jamais de réforme. D’autres souhaitent avoir la paternité de la réforme. Mais la réforme ne peut se faire que dans un certain consensus.

Soyons clairs, la réforme n’est pas seulement un calcul mathématique et algorithmique. Nous sommes dans un pays sensible où il y a beaucoup de spécificités. Il faut répondre à ces contraintes. C’est dans ce contexte que s’inscrit la présentation de nos propositions.

Les critiques persistent ?

L’ensemble de critiques qui ont suivi les propositions de réforme électorale du gouvernement porte uniquement sur deux points : le poids de la dose de PR dans notre système électoral et l’intervention des leaders pour procéder à la nomination des “best losers seats”. Si nous avons un certain nombre de “best losers” qui ne seront plus choisis sur une base d’appartenance communautaire, comme souhaité par les Nations Unies et l’ensemble des grands partis, qui choisira ces “best losers” ? Pour le reste, il y a eu des calculs mathématiques et des extrapolations.

L’utilisation des “best losers” pour restaurer l’écart enregistré lors du FPTP pose également problème…

Il ne faut pas oublier la stabilité que nous a octroyée le FPTP pendant 50 ans. Les gouvernements issus des élections de 1983, 1987, 2010 et 2014 n’ont tenu bon que parce qu’il y a une majorité suffisante pour que le chef des alliances ne soit pas assujetti à un chantage avec une majorité de cinq, sept ou huit députés. On ne finira jamais d’insister sur cette vertu octroyée non seulement au régime mauricien mais à l’ensemble des grandes démocraties qui font partie du Commonwealth. On est en train de dire que le FPTP est “unfair”. D’accord, il y a eu des extrêmes. Mais lorsqu’on les corrige avec la méthode Sachs, on arrive à des situations comme celles observées à Rodrigues. Lorsque la majorité est mince lors du FPTP, le modèle proposé par Sachs rend le pays ingouvernable. Il pourrait être une source d’instabilité chronique, surtout avec un gouvernement en alliance, comme c’est le cas actuellement, avec le risque d’éventuelle cassure.

Nous avons besoin, pour gouverner un pays, de la garantie d’un gouvernement stable. Demain, on pourrait avoir un Parlement qui soit mathématiquement et algorithmiquement parfait et qui représente tout le monde. Mais comment gouverner pendant cinq ans ? C’est donc une question de choix et de stabilité gouvernementale. La dose de PR peut soit augmenter la majorité qu’on a obtenue au FPTP, soit réduire la majorité (la méthode Sachs). Or, le modèle qu’on propose ni n’augmente ni ne diminue la majorité. La majorité qui a été décidée par le peuple est considérée comme sacrée.

Pour ce qu’il s’agit du choix de “best losers” par le leader, il n’y a rien de nouveau. Le leader choisit déjà les candidats pour l’élection selon le système FPTP, les candidats sur la liste de la représentation proportionnelle ainsi que les 24 autres ministres de son cabinet. Maintenant, on lui demande de choisir les députés correctifs après que la commission électorale a décidé du nombre de nominations auquel auront droit les leaders concernés.

Le problème reste la rigidité du modèle que vous proposez en matière d’écart au niveau du FPTP….

De notre point de vue, le socle de la démocratie mauricienne doit être le système FPTP. C’est sacré.

Mais nous savons que le FPTP comprend des imperfections qui s’aggravent dans les cas extrêmes.

Dans le cas de 60-0, il y aura des députés qui seront alloués dans l’opposition selon le pourcentage de votes à travers la “PR list”. Comme ce système favorisera encore une fois celui qui a remporté les 60-0, tous les “best losers seat » pourraient être alloués à l’opposition afin de rétablir la balance. En 1982, le MMM avait remporté les élections, l’opposition aurait obtenu quatre sièges à la proportionnelle alors que la majorité en aurait obtenu huit. La majorité serait passée à ce moment à 68-4. Par la suite, sur les six “best losers seats” afin de maintenir l’écart de 60, cinq auraient été en faveur de l’opposition. En fin de compte le Parlement aurait eu une majorité de 69 contre neuf dans l’opposition, plus trois députés de Rodrigues.

Au final, vous ne tenez pas compte du pourcentage de suffrage obtenu ?

Soit on fait le FPTP, soit on fait une vraie PR. Nous cherchons une solution hybride. Soit on adopte la méthode Sachs, qui réduit la majorité du FPTP, soit on fait un système parallèle qui augmente la majorité du FPTP. Nous avons choisi la méthode intermédiaire. Ni on augmente, ni on baisse.

Tout dépend de quel pourcentage on parle. Si vous obtenez 60-0, cela fait une majorité plus que confortable… 

Il y a également autre chose. Toutes les majorités du départ diminuent au fil des années. Même les 60-0 ne sont pas permanents. Cela a été le cas en 1982, en 1991, en 1995. Si nous voulons avoir une majorité proportionnelle à la sortie des urnes avec le FPTP et la PR, on peut avoir une majorité parfaite, mais ingouvernable. C’est vrai que le FPTP a un certain “unfaireness”, mais il y a, au moins, une garantie pour gouverner. Et nous avons besoin de cette stabilité pour gouverner. Si nous avons eu jusqu’ici un gouvernement stable, car aucun gouvernement n’a été mis en minorité, c’est parce que nous avions eu une majorité issue du FPTP qui nous a permis de garantir cela. Avec la méthode Sachs, il nous faudra des années pour vérifier si cette méthode est bonne. Or, le FPTP nous a donné une stabilité “over 50 years”. Même dans le cas où la majorité gouvernementale a été très infime, comme en 1976.

Le maintien de votre position crée une situation bloquée. Cela ne vous gêne-t-il pas ?

Pour nous, la réduction de la majorité serait une source d’instabilité. Nous sommes dans une situation bloquée parce qu’il y a une question de philosophie mathématique. Nous sommes en train d’utiliser des calculs mathématiques pour dire que nous aurions pu être beaucoup plus juste. Je suis d’accord. Mais il faut penser à la stabilité du gouvernement mauricien.

Donc, le gouvernement présentera un texte de loi… 

C’est la volonté du Premier ministre et du gouvernement.

Que comptez-vous faire pour obtenir une majorité de 3/4 ?

Nous montrerons notre volonté politique en présentant un projet de loi. Chacun assumera sa responsabilité. Le leader du MMM a coutume de dire que qui peut le plus, peut le moins. C’est pourquoi je parle de principe et de stratégie. En termes de principe, c’est une avancée. Il y a aussi la représentativité des femmes, le financement des partis politiques, les pouvoir accrus concernant la Commission électorale, le transfugisme. Il y a beaucoup d’éléments positifs. Pour nous, les deux points clés sont la dose et le poids de la PR par rapport au FPTP, et le choix des députés correctifs par les leaders. À part cela, il y a consensus. Il est grand temps d’avoir une législation sur le financement des partis. Il est grand temps aussi qu’on élimine les “bases” lors des campagnes électorales. Il est grand temps enfin que des partis politiques soient redevables, c’est-à-dire qu’ils doivent être enregistrés et avoir un compte audité, et pas seulement pendant la période électorale mais également entre les élections. Tout cela est souhaitable.

Le MMM affirme qu’il aurait été satisfait avec l’élection de 63 candidats au FPTP et 20 candidats choisis à partir d’une liste proportionnelle et d’oublier les six “best losers seats”…

Ce que je dis, c’est que nous avons soumis des propositions écrites et formelles. Ce serait une bonne chose que les autres partis présentent une proposition formelle qu’on pourrait considérer. Faire de grands commentaires, c’est bien. Mais il faut des propositions concrètes qu’on puisse mettre sur la table. Nous sommes ouverts à toutes propositions tout en insistant sur cette question fondamentale qu’est la stabilité.

Le communiqué du Conseil des ministres concernant la réforme évoque également le cas de Rodrigues. Pourquoi cette obsession sur le cas rodriguais ?

Il n’y a pas uniquement l’exemple rodriguais. Tout ce que nous réclamons, c’est d’avoir une stabilité pour gouverner. En 1980, c’était 60-0. En 1983, c’était 42-18, en 1987 il y avait une différence de votes très faible entre l’alliance Bleu-Blanc-Rouge et le MMM. C’était le meilleur score du MMM. Il y avait une différence de 20 députés. Le déséquilibre était cruel à cette occasion. Mais si on avait appliqué la méthode Sachs, la majorité aurait été réduite à quelques députés. Qu’est-ce qui se serait passé pour le pays après en 1983 et 1987 avec le modèle Sachs ? On se serait retrouvé dans des situations où le gouvernement ne tiendrait qu’à deux ou trois députés. Le pays aurait été ingouvernable.

Pourquoi ne pas avoir une liste séparée présentée avant les élections pour les six “best losers seats” ?

Les noms seront connus puisqu’on puisera parmi ceux qui n’ont pas été élus dans les 20 circonscriptions et qui n’ont pas été choisis.

Comment comptez-vous vous y prendre pour faire adopter ce texte de loi ? 

Nous avons une bonne volonté pour le faire passer. Ivan Collendavelloo a expliqué ses raisons et a dit que c’est une majorité qui présente le projet et qu’il y a un consensus à l’intérieur de la majorité.

On dit pourtant qu’il y a des dissensions au sein de la majorité…

Cela, c’est de la politique.

Êtes-vous certains d’avoir le soutien de tous les députés au sein de la majorité ?

Je pense que oui.

Vous ne craignez aucun risque de chantage ?

Un leadership doit toujours assurer et doit pouvoir se confronter à toutes les situations. Mais les principes qui gouvernent le parti doivent toujours primer.

Malgré cela, vous n’êtes pas certains d’atteindre les trois-quarts nécessaires…

Je crois qu’il y aura une majorité pour le financement des partis politiques concernant la représentation des femmes, concernant certains pouvoirs accrus pour la commission électorale.

 

La possibilité que le pays se rende aux élections avec la formule actuelle après un amendement de la Constitution comme en 2014 est grande, non ? 

On verra. De toute façon c’est le moment de présenter le projet de réforme et on a suffisamment de temps jusqu’aux prochaines élections pour avoir une réforme. D’ailleurs, toutes les contre-propositions des partis peuvent être adressées pour le moment au bureau du Premier ministre, qui les confiera ensuite au comité ministériel. Nous sommes prêts à les écouter. Le Premier ministre l’a dit. Quant à nous, nous avons un contrat avec la population pour introduire une réforme électorale.

Le gouvernement viendra-t-il avec des législations séparées ? 

Cela dépendra du Premier ministre. Nous voulons démontrer que nous avons une volonté politique et une philosophie, et on s’y tient. Concernant les femmes, la formule d’amendement de la Constitution pour la représentativité des femmes existe déjà pour la Local Government Act.

Est-ce vrai de dire que c’est le ministre mentor qui est intransigeant concernant le maintien de l’écart du FPTP à tout prix ?

C’est l’ancien Premier ministre (Paul Bérenger) qui est arrivé à cette conclusion.

Qu’est-ce qui n’avait pas marché en 2000/2005 en ce qui concerne la réforme électorale ?

Maintenant, on le réalise. Le MMM a toujours été pour la méthode Sachs et le MSM a toujours été pour un mode parallèle. Aujourd’hui, ce n’est ni le “parallele mode”, ni la méthode Sachs; c’est neutre. On a évolué.

L’opinion publique a toujours interprété les débats sur la réforme électorale comme une tentative de conclure une alliance électorale. Est-ce le cas en ce moment ?

C’est parce que dans le passé, il y a eu l’épisode “koz koze”. Je vous assure que ce n’est pas le cas.

Aucune alliance avec le MMM en vue donc ?

Paul Bérenger, dans ses déclarations, est très tranché, n’est-ce pas ?

Sur le plan politique, comment se porte le MSM ?

Le MSM a une majorité et nous avons d’excellents rapports avec notre partenaire, le ML. Donc, l’alliance se porte bien. Le Premier ministre a trouvé ses repères. Il a sa vision et est déterminé d’aller de l’avant. Il y a la dimension de développement. Nous sommes dans la “middle income bracket” avec une croissance de 4% et un taux de chômage de 7%. Nous voulons sortir de ce piège parce que certains secteurs éprouvent des difficultés pour des raisons exogènes. Il y a d’autres secteurs qui sont porteurs et qui portent la dynamique de croissance. Il y a un certain nombre de sujets concernant le MSM et que le parti doit gérer.

C’est vrai que le MSM a, depuis 2014, connu beaucoup de problèmes…

Il faut toujours se rappeler pourquoi nous avions été élus en décembre 2014. Il faut se rappeler pourquoi la population nous a donné une majorité et pourquoi nous avions obtenu une victoire contre toutes attentes. Il faut toujours ce retour aux sources en gardant en tête qu’en sus de deux pilliers de la méritocratie et du partage, il y a aussi celui de la culture qui doit être le socle dans le processus de nation building. C’est cela qui fera que le MSM pourra venir demain avec une proposition de projet de société.

Beaucoup disent que le MSM n’a pas tenu ses promesses. Il y a eu le changement de leadership, etc.

C’est un changement qui a été entériné par le parti. Ce changement s’est fait sans soubresauts.

Sir Anerood Jugnauth avait son style, mais certains pensent que le leadership actuel n’est pas suffisamment fort ?

Pravind Jugnauth a son style, comme je l’ai expliqué. Il a une bonne écoute. Il a une vision tout en maintenant le projet de société de base de 2014. Il a apporté un certain nombre d’amendements et a la détermination d’aller de l’avant.

L’appel devant le Privy Council en janvier ne crée-t-il pas une certaine incertitude ?

Les autres formations en parlent beaucoup. Nous sommes dans un Etat de droit et il faut tout regarder avec sérénité. Ce sont les autres formations qui en parlent.

On parle d’élections générales qui sont « devant la porte ». Qu’en pensez-vous ?

Je ne vois pas d’élections « devant la porte » pour une raison très simple. Toute la dynamique de développement de projets est bien enclenchée. Si je prends le cas du projet Metro Express, nous travaillons aujourd’hui sur 30 sites. J’ai eu une réunion de suivi lundi. Les rails sont arrivés. Les trains, eux, arriveront au mois de juin. L’accord concernant la gestion du métro pendant deux ans avec les consultants singapouriens avant que les Mauriciens puissent prendre le relais a été signé. Les autres projets également avancent comme il le faut. Nous aurons besoin de l’année prochaine, qui sera une année de travail.

Toujours sur le plan politique, le MMM et le PTr ont annoncé leur intention de se rendre seuls aux élections. Quid du MSM ?

C’est une question de stratégie. Le MSM a besoin d’une majorité pour gouverner. Il a sa majorité et en temps et lieu, le Premier ministre prendra la décision qu’il faut concernant la date des élections. Il y aura un bilan. À un certain moment, l’alliance se retrouvera dans une situation où il y aura un échiquier politique. On verra alors.

Ce sont des transfuges qui aident le gouvernement à rester au pouvoir pour le moment…

Non. Numériquement, l’alliance peut gouverner sans problème.

Vous avez parlé du projet Metro Express, mais jusqu’à présent, beaucoup de personnes continuent de souffrir des conséquences des travaux…

On ne peut enclencher un chantier de cette envergure sans que cela pose des problèmes réels au quotidien aux citadins. Nous sommes dans une zone urbaine extrêmement dense et qui concerne quelque 600 000 personnes. Nous sommes en train de revoir des réseaux qui datent de 60 à 70 ans et d’installer un système moderne, ce qui demande des sacrifices sur le plan urbain dans certains cas. Nous avons un chantier d’une envergure colossale. Nous essayons d’informer systématiquement les gens concernés. À Vandermesch, par exemple, une fois que les rails seront placés, c’est-à-dire bientôt, nous en aurons fini avec les problèmes. La construction des Urban Terminal à Victoria et à l’Immigration Square commencera bientôt avec des investissements massifs du privé. C’est vrai que les travaux nous imposeront quelques contraintes. Nous nous attaquerons à l’alignement entre Saint-Jean et Quatre-Bornes prochainement. Il s’agira de placer les rails tout en s’assurant que le trafic continue normalement. Je dois dire que la vitesse d’exécution est extraordinaire et que L&T fait un travail qui l’est tout autant avec la Singapour Corporation Enterprises et Rites. Nous sommes “on time” et “on tract”.

Avez-vous prévu un système de communication à Quatre-Bornes pour éviter les problèmes qu’on a vus à Vandermesch ?

Nous avons eu des réunions de travail. Nous sommes en bonne voie et nous ferons tout en collaboration avec les forces vives de la région. Une “dedicated team” sera constituée pour suivre les travaux au jour le jour, comme à Rose-Hill et Port-Louis, et pour anticiper les problèmes.

Ou en sommes-nous avec Verdun-Phoenix ? Pourquoi les travaux ont-ils pris autant de temps ?

Vous savez, on n’aurait jamais dû couper la montagne. Il y a eu un phénomène d’affaissement du fait que la base de la route était trop faible, ensuite il y a une pente qui continue à bouger. Après les tests effectués par les Sud-Africains, les Coréens et les Français, on est arrivé à trouver la solution. Nous faisons le remplissage sur la base horizontale et nous mettrons des pieux pour fixer la pente. Pas moins de 180 pieux d’un mètre de diamètre qui peuvent aller jusqu’à 20 mètres de profondeur sont en train d’être installés à raison de trois par jour. Les travaux structuraux seront complétés en décembre et on pourra poser la route dessus. À ceux qui disent que j’ai pris du temps, je réponds que je n’ai pas le droit à l’erreur.

 

Au niveau de la sécurité routière, le nombre de victimes a déjà dépassé les chiffres de l’année dernière.

Il ne faut pas se décourager. Au fait, on dépense des milliards à faire des routes et pour le transport en commun, mais la priorité des priorités reste de sauver des vies. Nous avons créé une commission nationale avec le Premier ministre. Nous avons un conseil de sécurité qui se réunit tous les mois. Nous avons fait une campagne et avons amendé des lois. Chaque Mauricien a coutume de « tracer sa route » mais on ne peut pas le faire sur la voie routière car elle nous appartient à tous. Les plus fragiles sont les piétons et les deux-roues. Nous nous focalisons actuellement sur ces deux catégories. Nous nous sommes engagés dans un programme de formation à tous les niveaux. Des mesures plus sévères sont en vigueur. Nous espérons que nous les usagers de la route pourront la partager avec plus de respect.