C’est par le biais d’un communiqué émis le 8 décembre (jeudi) et signé par Vivian Gungaram que nous avons appris les décisions prises mercredi dernier sur le dossier de la natation, après une réunion entre le secrétaire général du Comité Olympique Mauricien (COM) et les cadres du ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette rencontre, précisons-le tout de suite s’est déroulée sans la présence du ministre des Sports Devanand Ritoo ni le président du COM, Philippe Hao Thyn Voon. Vivian Gungaram qui est seul face à l’armada du MJS, composé de Kumar Daby (PS), Novin Gaya (DOS), Ram Lollchand (ADOS), Dev Putty (SSO) et de l’administrative  Officer, L. Bundhooa a obtenu des concessions sur quatre points, comme mentionné dans le communiqué:
1°: Que les résultats des élections pour désigner les trois représentants des régionaux tenues le 26 novembre dernier (ndlr: organisé par le caretaker committee illégal) sera maintenu. «There will be no further elections at this level», précise même le communiqué.
2°: A partir du 9 décembre (ndlr: vendredi dernier), le COM va gérer les day-to-day affairs de la Fédération mauricienne de Natation jusqu’à l’élection d’un nouvel exécutif pour la fédération de natation.
3°: L’élection dudit exécutif de la FMN aura lieu le 13 janvier 2012 au siège du MSC à Belle-Rose (ndlr: comme décidé par le caretaker committee illégal).
4°: Ces élections des 11 membres de new Managing Committee seront supervisées par Harold Munso (ndlr: qui n’est autre que l’ancien secrétaire administratif du COM).  
Dans ces circonstances et du fait que la Fédération Internationale de Natation ne veut pas  entendre, contrairement à 2006, d’un caretaker committee, il a été décidé de stopper les actions de ce dernier. Dans ce contexte ,après que le ministre de la Jeunesse et des Sports avait pris la décision de «up-hold» les travaux du Caretaker Committee vendredi dernier, la décision a été prise de dissoudre, sans aucune autre forme de procès, le comité présidé par Jacques Malié. Puisqu’il a été décidé que c’est le COM qui prendra la gestion des affaires de la FMN.
Désormais, le ministère de la Jeunesse et des Sports et le Registrar of Association sont réduits au rôle de simples spectateurs, «OBSERVERs», comme le précise encore le communiqué du secrétaire général du CNOM. Ce dernier , apprenons-nous, a déjà mis en place, depuis vendredi, le processus d’organisation des élections du 13 novembre.
Reste la question: le COM a-t-il le pouvoir de (a) gérer les affaires de la FMN ou de toute autre fédération et (b) organiser des élections nationales au sein d’une fédération?
La réponse est NON. Nous avons pris la peine de scruter tant les nouveaux statuts du COM que la Charte Olympique. Il n’est aucune part  mentionné qu’un comité olympique a le pouvoir de faire un tel exercice. Il va sans dire qu’une fois de plus la position du COM le place dans une situation de «conflict of interest».
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Le COM gère les affaires de la FMN
La FINA dit non

La réponse n’a pas tardé à arriver. Selon les informations de Week-End, mais qui n’ont été confirmées que partiellement par le secrétaire général du Comité National Olympique (COM) hier matin, la Fédération Internationale de Natation Amateur (FINA) ne voit pas d’un bon oeil que ce soit le COM qui gère les affaires de la FMN. Cette nouvelle position de la FINA est tombée durant la journée de vendredi après que le COM a avisé l’instance de Lausanne des décisions (voir texte  principal) prises après la rencontre avec le MJS mercredi dernier.
Selon les informations de Week-End, dans un premier temps, la FINA a félicité le COM pour sa démarche de mettre fin à ce conflit. Mais Cornel Marculescu, l’Executive Director de la FINA, est contre le fait que ce soit le COM qui gère les affaires de la FMN. L’instance de le Lausanne persiste à demander que ce soient les membres non démissionnaires de la FMN qui prennent les relais au sein de cette fédération.
Ce qui est a fortiori contraire au Sports Act. Mais au rythme où vont les choses et du fait que «les malentendus, les quiproquos, les palabres et spéculations» ont été dissipés et vu que la hache de guerre aurait été enterrée pour la énième fois entre le MJS et le COM — si on s’en tient à la rencontre officieuse entre le ministre et le président du COM jeudi dernier à Belle-Rose_  tout laisse croire que  Devanand Ritoo pourrait, encore une fois courber l’échine. Quitte à bafouer une seconde fois le Sports Act.