«Both members of CNS and Regional Committee of Port-Louis, namely Fawrez Baboo and Aline Kong, have resigned from the executive committee of the Federation mauricienne de Natation». Le communiqué du CNS (Club Natation Sportive) de mardi 10 juillet dernier a enfoncé un nouveau clou dans ce qu’on peut désormais appeler  la moribonde FMN  Fédération mauricienne de Natation). Après Ah Sing Poo Cheong la semaine d’avant, la démission d’Aline Kong et de Fawrez Baboo vient définitivement sonné le glas pour cette fédération illégale qui n’a pas cessé de nager en eaux troubles depuis le 20 janvier dernier. A tel point que son comité illégal la semaine dernière avait pris la décision de n’organiser aucune compétition jusqu’à la fin de 2012.
Et c’est sans surprise que le CNS, qui a émis un communiqué officiel après la démission de ses deux membres, évoque «l’esprit de confrontation avec les autorités» qui anime certains au sein de la FMN pour justifier ce départ. Il va sans dire également que la victimisation des nageurs de ce club par le duo Tiborcz-Nawjee dans le cadre des Championnats d’hiver de La Réunion se retrouve en toile de fond de cette démission. « We totally disagree with the FMN regarding their latest decision not to allow Swimmers from CAMO and CNS to participate in the Swimming competition in Reunion while swimmers from CNP were allowed to participate in the same competition. This is a clear case of discrimination and such decision is unacceptable and is a clear evidence that the FMN is not interested to operate in the interest of swimmers.», peut-on lire dans le communiqué.
Dans sa volonté de trouver une solution à l’imbroglio dans lequel se retrouvent les nageurs mauriciens aujourd’hui, le CNS souligne que son désir c’est que la FMN travaille avec le ministère. «Our objective as member of the executive committee is to find the optimal solution for the FMN and MYS to work together. The actual « Bras de fer » between the FMN and the MYS is not conducive to the progress of Swimming in general. We are of the opinion that the FMN has taken a position of confrontation rather than conciliation vis-a-vis the MYS», souligne encore le communiqué.
Comme pour apporter de l’eau au moulin du CNS le fait même que Doreen Tiborcz et Sourendra Seebaluck ( le duo de Quatre-Bornes) aient pris, sans vergogne et avec le sourire, leur billet d’avion  du COM pour les Jeux Olympiques de Londres témoigne bien que  la « FMN is not interested to operate in the interest of swimmers.». En effet, alors que le bateau FMN fait eau de toutes parts, Doreen Tiborcz et Sourendra Seebaluck s’offrent trois semaines de vacances aux frais de sa majesté à Londres.
Retrait du Certificate of Recognition
Pourtant, il est clair comme l’eau de roche qu’avec trois démissions sur les 10 membres élus le 20 janvier dernier, ce comité (illégal déjà) n’a pas de locus standai, même s’il reste encore 7 membres sur 10 au sein de ce comité. Pourquoi? Depuis le 29 décembre 2011 dans une lettre envoyée à la FINA avec copie à Doreen Tiborcz le ministère de la Jeunesse et des Sports avait clairement fait comprendre qu’il suspendait le Certificate of Recognition à la FMN. «The Certificate of Recognition of the Mauritius Swimming Federation is being suspended forthwith in accordance with Section 8 (6) (a) of the Sport Act», peut-on lire dans la lettre de la FMN à Cornel Marculescu, le directeur exécutif de la FINA.
Ce qui veut dire que la FMN n’est plus, depuis le 29 décembre 2011, reconnue comme une fédération qui évolue sous le Sports Act, qui a préséance et que depuis, c’est une fédération illégale. Ce qui veut dire également que depuis le 20 janvier dernier, la FMN se base donc sur ses statuts pour pouvoir évoluer. Or justement sur cette question, il est plus que jamais une certitude que c’est le Memorundum of Association (MOA) de 1985 qui tient encore la route.
Statuts 85: la position de Tiborcz à la FINA
Cette fois, ce n’est pas Week-End qui le dit et encore moins le Registrar of Associations, mais Doreen Tiborcz, la présidente illégale de la FMN. Week-End a pu se procurer un document de plusieurs pages en date du 10 novembre 2011 et qui porte la signature de Doreen Tiborcz à l’adresse de Cornel Marculescu. Un document qui a été rédigé en pleine turbulence de la FMN, le MJS et la FINA  autour de la mise en place d’un caretaker committee. Ce document comprendra en partie «My Proposal» de la présidente illégale de la FMN pour ce qu’elle a considéré à l’époque «to safeguard the autonomy of the Federation».
Dans la rédaction de ses «Proposals» à la FINA Doreen Tiborcz mentionne un fait de la plus haute importance et révélatrice sur sa position par rapport aux statuts de la FMN. «I therefore most humbly propose that FINA entrusts a special mission to the MOC and allows the MOC to organize new elections, under expert guidance and supervision of FINA/CANA, after our MOA is updated to satisfy the Sports Act 2001 and FINA exigencies.» écrit-elle.
Le dernier bout de cette phrase de Doreen Tiborcz vient clairement démontré qu’elle est consciente que c’est les statuts de 1985 qui tiennent encore la route et non ceux de 2008. Pour prouver ce que nous avançons, le document qu’elle a envoyé à la FINA  comprend aussi des extraits des statuts de 1985. On y retrouve dans les extraits la Rule 7 (b) qui stipule clairement: «if at any time, the number of members falls below 9, the Managing Committee shall be considered to have resigned collectively». Même si Doreen Tiborcz pense que cette clause ne s’applique que pour un comité exécutif de la FMN de 15. Il n’en demeure pas moins vrai que la FMN est régi sous un MOA et que les règles sont claires comme  de l’eau de roche.
Avec seulement 7 membres (issus de 5 des 15 clubs affiliés) la FMN illégale n’a plus de locus standai selon ses propres règlements. En invitant Doreen Tiborcz et Sourenda Seebaluck dans le Club Maurice, le COM est en train de soutenir un duo qui n’a pas, selon ses propres lois, les pouvoirs de représenter la natation mauricienne.
Le pouvoir entre les mains des clubs
Que faire maintenant que la FMN illégale n’a plus de locus standai en vertu de ses propres statuts? Que faire également face à une instance qui a décidé «unilatéralement» de ne plus organiser de compétition jusqu’à la fin de l’année? La réponse à ces deux questions se trouve dans les statuts qui donne le pouvoir aux clubs. Avec 10 clubs qui se trouvent désormais hors de la FMN, il est clair que la majorité se trouve hors des décisions et peut de ce fait réclamer une assemblée générale pour dissoudre ce comité fantomatique et mettre en place les procédures avec les autorités concernées pour élire une nouvelle direction à la tête de cette fédération.  La balle est désormais dans votre camp et le temps presse, car les irresponsables ont assez perdu du temps.