Les Jeux des îles de l’Océan Indien (JIOI) 2019 sont sans aucun doute l’évènement qui a marqué cette saison pour la natation mauricienne. Lors de la rencontre océanique, Maurice s’en est sorti avec un nombre de douze médailles d’or dont trois remportées par les nageurs handisportifs.

Avec un calendrier très chargé cette année, la formation des officiels et des entraîneurs a également été une priorité. De plus la Fédération mauricienne de natation (FMN) a mis l’accent sur de la qualité organisationnelle en respectant le plus possible tous les critères de la Fédération internationale de natation (FINA) cette saison. Quelques nouveautés tels que le système de chronométrage, le Colorado Dolphin Wireless Timing System, ont été introduits à Maurice.

Un gros travail a été fait avec les jeunes nageurs cette année (entre 14 à 16 ans), et les résultats ont démontré l’efficacité de ce plan d’action pendant les Jeux des îles mais aussi tout au long de l’année lors des Grand Prix. L’objectif en effet était de miser sur la qualité de la natation à Maurice. Nous retiendrons évidemment les performances d’Alicia Kok Shun et d’Inès Gébert lors de ces derniers JIOI mais également celui de Victor Ah Yong qui a dominé tous les Grand Prix dans sa catégorie d’âge (14 ans) en établissant à chaque fois de nouveaux records. Quant au sprinteur Bradley Vincent qui a une fois de plus fait la fierté de Maurice lors de ces Jeux, il est parmi les élites qui servent d’exemple et qui aide à tirer les plus jeunes vers le haut, selon l’entraîneur national Idriss Sufraz. « Nous avons décroché neuf médailles lors des Jeux des îles, l’évènement qui a fait vibrer le cœur des Mauriciens. Nous avons toutefois su mettre cela de côté quand il a fallu continuer le travail car la saison ne s’est pas arrêtée aux Jeux des îles. Notre gros travail se fait auprès des jeunes de catégorie d’âge car nous visons loin pour ces mêmes Jeux en 2023. Ensuite il faut dire que nous travaillons un peu avec un système de pyramide où nous avons besoin d’une masse de nageurs qui constitue une bonne base mais nous ne sommes pas déçus si pour l’instant il n’y a qu’une poignée de nageurs qui se démarquent. La qualité est beaucoup plus importante que la quantité. Un exemple est la nageuse seychelloise, Felicity Passon, qui a à elle seule fait une razzia pour son pays lors des Jeux des îles 2019 », laisse-t-il entendre.

Idriss Sufraz soutient également qu’il y a quelques leçons qu’il a pu tirer également de cette saison, par exemple l’encadrement des jeunes officiels. Il faut en effet pouvoir toujours garder un bon nombre d’officiels sans qui aucune compétition ne peut se faire. Dans cette optique, la FMN a fait le nécessaire pour bénéficier de l’expertise des délégués de la FINA pour plusieurs formations d’officielles et d’entraîneurs qui ont eu lieu cette année. Il est à noter qu’il y a eu plusieurs stages à la fois pour la natation en piscine et pour l’Open Water Swim (OWS). « Il faut aussi savoir observer et voir les axes où il faudrait améliorer. Les officiels ont la chance d’obtenir des formations avec des certificats et d’autres attestations, il faudrait pouvoir par la suite rester motivés et travailler pour lors des compétitions. Je félicite et remercie d’ailleurs tous les officiels les entraîneurs et autres types d’encadrants qui se dévouent à la tâche. Nous avons fait une belle équipe en travaillant ensemble pour les Jeux des îles et nous sommes sortis la tête haute », souligne Idriss Sufraz.

En ce qui concerne les nageurs, il y a eu plusieurs regroupements avant les JIOI, des rencontres internationales auxquelles ils ont pu participer. C’était en effet la stratégie souhaitée pour le progrès, soutient Idriss Sufraz. « Nous avons complété la saison correctement avec un bon nombre de records tout au long de l’année. Les rencontres internationales servent à aguerrir les nageurs », explique Idriss Sufraz.

Enfin le président de la FMN, Harold Lai, soutient également que les JIOI 2019 ont été sa plus grosse satisfaction tant sur le plan des performances des nageurs que sur le plan organisationnel. « Cette année clairement les Jeux des îles, les performances de nos nageurs et le nombre des médailles étaient très gratifiants pour tout le travail accomplit. Cependant mon autre plus grosse satisfaction pour les Jeux des îles est la capacité organisationnelle dont nous avons fait preuve. Je suis confiant à présent que nous pouvons organiser sans crainte des rencontres continentales, régionales telle que la CANA Zone 4 juniors et seniors par exemple entre autres. Nous avons une équipe bien rodée, l’expérience qu’il faut et surtout l’infrastructure à Côte d’Or », conclut Harold Lai.