À l’approche des Jeux du Commonwealth (23 juillet-3 août), Bradley Vincent, qu’on ne présente plus maintenant, met les bouchées doubles pour ce qui s’annonce comme le sommet de la saison. Il a pour rappel réalisé les minima A au 100m nage libre (50″99) et les minima B au 50m nage libre (23″40) pour le rendez-vous de Glasgow.
Celui qui s’était jeté à l’eau pour la première fois à l’âge de 8 ans avait arrêté la natation à 13 ans. C’est en 2012 qu’il a renoué avec sa passion et reste à ce stade imbattable sur le circuit local dans ses deux spécialités. Actuellement âgé de 22 ans, il avoue que celle qui l’a inspiré est sa soeur, Melissa Vincent. Cette dernière était l’unique médaillée d’or de Maurice aux JIOI en 2003.
Né en Afrique du Sud d’une mère mauricienne, Bradley Vincent était en stage de formation à Pretoria depuis le 20 janvier sous la férule de l’entraîneur sud-africain Emile de Bruin. Le sprinter y a côtoyé des nageurs de renom, déjà qualifiés pour Glasgow et qui font le 50m nage libre en 40”00 par exemple. « Je m’entraînais huit jours à la piscine et deux jour au gymnase, ce qui fait onze fois par semaine. Les séances étaient spécifiquement pour le 100m et le 200m nage libre », fait-il ressortir. En effet, il était de retour à Maurice la semaine dernière pour les championnats nationaux d’hiver, où sa progression a été remarquable.
Le jeune crawler se prépare déjà à reprendre l’avion ce vendredi pour retourner dans son pays natal et continuer ainsi son stage de perfectionnement. Son objectif reste inchangé et il souhaite dans un premier temps arriver jusqu’en demi-finales des Jeux du Commonwealth. « Je me donne déjà tous les moyens et j’irai jusqu’au bout », laisse-t-il entendre. Il se concentre uniquement sur la préparation et vise un 50”20 voire 49”00 au 100m nage libre. Quoi qu’il en soit, Bradley Vincent ne compte surtout pas rentrer les mains vides. Sa détermination pourrait surprendre ceux qui l’écoute.