Week-End avait déjà attiré l’attention sur le fait qu’avec Doreen Tiborcz, il faut toujours s’attendre à ce qu’elle retire un lapin de son chapeau. C’est, en effet, le cas de le dire avec la nouvelle qui a circulé comme une traînée de poudre dans le giron sportif, principalement au sein du mouvement olympique et de la natation en particulier. Selon les informations, la présidente de la Fédération mauricienne de Natation illégale lorgnerait une place au sein de la fédération internationale (FINA).
Ainsi malgré la crise aiguë et chronique dans laquelle se trouve actuellement la FMN depuis le 16 septembre 2011, accentué d’une part par la demande du Registrar of Associations d’organiser des nouvelles élections pour l’exécutif et d’autre part par la demande similaire de onze clubs elle n’a pas bronché. Ni donné signe de vie aux membres de son comité. Officiellement, elle serait en vacances en Europe ce qui selon certains expliquerait son mutisme devant cette double demande.
Rapport du CIO
Mais finalement, le masque est tombé et on sait désormais pourquoi la présidente de la FMN illégale ne pipe  mot sur le droit légitime des clubs. Elle est au Nigeria, où se dérouleraont l’Assemblée Générale de la CANA (Confédération Africaine de Natation Amateur) et les Championnats d’Afrique sénior de boulet à ses pieds. C’est-à-dire être libre de toute contestation. Explications: Il faut savoir que dans un rapport le Comité International Olympique (CIO)  avait mis la Fédération Internationale de Natation (FINA) — ce fut aussi le cas pour toutes les fédérations qui se trouvent au sein du programme olympique — devant ses responsabilités sur l’absence des femmes au sein de son exécutif.
Selon nos informations, il nous revient que 5 ans après ce rapport du CIO, la FINA a décidé de réagir. En effet, il semblerait que la décision a été prise pour  faire de la place aux femmes dans l’instance internationale et ce choix se fera par continent. L’Afrique, apprenons-nous pourrait y avoir une  place après la décision prise par la CANA pour amender ses statuts afin de réserver la place de vice-président pour une femme. Ainsi celle qui est élue ira directement au bureau de la FINA en compagnie du président de la CANA.
Une seule femme à la CANA
«Il faut savoir que la FINA n’est pas la FIFA, l’IAAF ou encore la FIVB. Il n’y a pas autant de pays membres et surtout actifs. C’est pour cette raison que la CANA peut amender ses statuts pour faire ainsi de la place aux femmes», nous explique une source bien rodée des élections au sein des confédérations africaines. L’actuel comité de la CANA est composé pour l’heure d’une seule femme: Doreen Tiborcz, qui fut élue à ce poste en 2008. Cette dernière est sans aucun doute bien informée de la démarche de la CANA. Ce qui explique dans une très large mesure le fait qu’elle tienne toujours sous sa coupole la FMN. Même le secrétaire général de la FMN illégale, Anil Nawjee ne répond pas à nos appels téléphoniques.
Hier encore Week-End a essayé d’entrée en contact avec Anil Nawjee pour savoir la démarche de la FMN vis-à-vis de la demande de onze clubs — sur les 15 qui sont affiliés — pour organiser une assemblée générale élective. Nos appels sont restés sans réponses. Il va sans dire que l’élection de Doreen Tiborcz au sein de la CANA est beaucoup plus importante et visiblement la préséance sur tout, y compris celle de résoudre la crise qui secoue cette fédération depuis bientôt une année.
Dire qu’elle a osé parlé de «persécutions et de représailles». On voit bien aujourd’hui qui tient la natation mauricienne en otage et qui met «les nageurs dans un étau».
La question que l’on se pose désormais est la suivante: qui est la victime et qui est la gagnante de ce marasme dans lequel se trouve la FMN?