Comme dans le cas de Stéphanie Ah-Quah en juin 2011 où elle avait usé et abusé d’un casting vote, pour priver à cette Mauricienne née aux Etats-Unis une participation aux JIOI, la présidente du comité directeur illégale de la Fédération mauricienne de Natation a balayé d’un revers de main la chance donnée tant par le MJS que le comité olympique pour remettre la FMN sur la voix de la légalité. Comme à chaque fois, celle qui se prend pour une incontournable dans le petit monde de la natation mauricienne exige et ordonne. «Pas question d’organiser des élections au niveau régional», a-t-elle lâché jeudi dernier à la dernière réunion de son comité illégal, jeudi alors qu’une forte majorité des membres présents ont souhaité «turn down» pour donner une nouvelle chance à la natation mauricienne. Un sentiment exprimé après  une rencontre avec le président du Comité Olympique Mauricien, organisée par elle-même,48 hres après une rencontre  (mardi) avec le ministre et ses officiers pour décanter la situation.
L’énième lettre de la FINA
Cette rencontre MJS-COM, après celle de vendredi dernier et qualifiée de secrète entre le ministre des Sports et la présidente illégale, a quelque part animé la semaine de la natation mauricienne. La rencontre entre le MJS et le comité olympique avait donné un fond d’espoir aux amateurs de la natation mauricienne. Surtout qu’à l’issue de cette réunion, les deux parties se sont séparées sur la base que la FMN doit se mettre en conformité avec les lois de Maurice pour un retour à la normale au sein de cette discipline. A savoir que tous les structures aquatiques à Maurice seront rouvertes pour les compétitions fédérales et autres activités. Dans la foulée c’est à l’actuel comité illégal de la FMN d’assumer la liaison avec la FINA pour assurer le suivi sur le plan international.
La réunion de l’exécutif de la FMN illégale jeudi donnait la nette impression que les choses allaient bouger dans cette direction. D’autant plus que mercredi, une lettre de la Fédération Internationale de Natation Amateur (FINA) allait réconforter les parties concernées. Surtout le MJS. En cette énième lettre de l’instance internationale qui demande entre autres au ministère de la Jeunesse et du Comité Olympique de trouver une solution à la situation actuelle de la FMN.
Mais Doreen Tiborcz, comme il fallait s’y attendre, veut avoir le dernier mot. Pas question a-t-elle soutenu de dissoudre ce comité illégal et d’organiser des élections dans les régions comme stipulé dans la loi. Elle est désormais prête à sacrifier le comité directeur, mais pas sa place dans la région de Quatre-Bornes. Elle veut, selon les informations recueillies, que les choses, stoppées  au sein du caretaker committee présidé par Jacques Malié en novembre dernier par la FINA elle-même, et le comité olympique reprennent. Comme elle a indiqué du reste dans les colonnes de l’express de vendredi dernier.
Épisode terminé
Le ministère de la Jeunesse et des Sports ne veut pas l’entendre de cette oreille. «Nous n’avons pas encore, pour l’heure ,reçu de courrier du Comité Olympique sur la position de la FMN, que mon ministère considère toujours comme illégale. Mais on a lu dans la presse que Doreen Tiborcz veut faire les choses avec les 15 membres élus sous le caretaker committee de Jacques Malié. Je tiens à dire que c’est un épisode terminé et que la FINA, Doreen Tiborcz elle-même et le comité olympique ont déclaré ce comité illégal. Donc si on veut que les choses soient dans la légalité, il faut tout recommencer. J’ai bien insisté sur ce point avec le comité olympique et j’ai aussi précisé que je peux avoir avec le State Law Office comment faire pour accélérer les choses pour que la FMN ait un comité directeur légal très vite. Il faut organiser des élections au niveau national…sinon rien», a soutenu le ministre à Week-End hier après-midi.
Solidarité de façade
Le ministre des Sports a soutenu dans la foulée qu’il ouvrira le cordon de la bourse et les portes des piscines à la FMN une fois que le principe d’un caretaker committee est accepté. Mais en attendant, c’est les discussions autour des voyages qui ont fait objet des discussions au sein du comité illégal de la FMN dans un atmosphère de suspicion, pour ne pas dire en chien de faïence. La question est de «trouver  la taupe» qui file des informations à la presse, pour ne pas dire à Week-End.
La fameuse «solidarité» dont a parlé la présidente illégale dans l’express de vendredi n’est que de façade, car le ver est déjà dans le fruit. Et la décision même de Doreen Tiborcz de céder sa place de présidente illégale  à Kee Sing Poo Cheong pour entamer des négociations avec le MJS témoigne largement de la situation au sein de ce comité illégal. Autre illustration que la solidarité n’est qu’un vain mot, c’est l’impossibilité à Doreen Tiborcz de réunir les entraîneurs et d’organiser sa première compétition «même si elle a affirmé jeudi dernier qu’elle a trouvé les sponsors pour payer une piscine privée.» Aucun club, y compris ceux qui font partie de son comité illégal  n’a engagé des nageurs pour cette première compétition.
La bêtise humaine, dit-on, des fois n’a pas de limite.