Doreen Tiborcz, ex-présidente de la Fédération mauricienne de natation (FMN), a souhaité commenter les récents événements survenus au sein de la discipline. Lors d’un point de presse qu’elle a animé en solitaire à l’hôtel Le Saint-Georges, l’ex-présidente de la FMN, a rappelé les circonstances entourant la mise sur pied du comité intérimaire en lieu et place du comité directeur.
Cette situation a duré quatre mois, a déclaré d’emblée l’ex-présidente. « Quatre mois que la natation est paralysée. De ce fait, il n’y a eu ni compétitions ni formations. » Revenant sur les circonstances entourant la mise sur pied du comité intérimaire à la tête de la natation mauricienne, Doreen Tiborcz a soulevé quelques questions. « Comment le Caretaker Comitee a-t-il pu être institué 48h seulement après la démission de quatre membres ? »
Elle en a profité pour faire un rappel des faits. « Le 13 octobre, le ministère de la Jeunesse et des Sports avait déjà écrit au Registrar pour l’informer de la décision de sept membres. En fait, il y a eu deux démissions dans le courant de la journée et deux autres dans l’après-midi, après les heures de bureau. Comment avaient-ils prédit sept démissions ? De plus, dès le lendemain, le Registrar a répondu positivement pour la mise sur pied d’un comité intérimaire », rappelle Doreen Tiborcz. Elle accuse donc le MJS « de ne pas avoir eu la décence d’organiser une rencontre ni aucune envie de rencontre. »
Elle a aussi fait ressortir que, après son élection à la tête de la FMN en 2008, le comité directeur avait pour mission de réactualiser les statuts de la FMN, qui datent de 1985. « Nous avions même envoyé une lettre au Registrar of Associations par l’intermédiaire d’un homme de loi. La lettre disait que « unless and until a court of law interpretes the issue otherwise, I humbly submit that the new rules have to be registered. » Mais aucune suite n’a été donnée à cette lettre », selon Doreen Tiborcz. « Il était dit que le RoA devait contacter le State Law Office, mais rien. À la même époque, nous avions contacté Ram Lollchand, qui est spécialiste de la question, mais toujours rien. »
Les premières conséquences ont donc affecté les nageurs qui n’ont pas de compétitions. « Il n’y a pas eu de formations non plus », ajoute-t-elle, avant de faire ressortir que quelques nageuses auraient pu être médaillées aux championnats d’Afrique juniors, qui se sont tenus en début de mois au Nigeria. « Le manque de Financement a été un prétexte alors que le DTN avait clairement fait comprendre qu’ils devaient y aller. Certains parents ont même essayé de Financer le déplacement des nageurs. »
Il a fallu la deuxième lettre de la Fédération internationale de natation (Fina) pour que le MJS dissouse le comité intérimaire, jugé illégal par l’instance mondiale. « Nous sommes certes un pays souverain, mais en nous associant à une à une fédération internationale, nous devons nous conformer à ses règles. »
Elle souligne elle-même qu’elle a demandé à la Fina de passer le relais au Comité olympique mauricien (COM). « C’est la Fina qui a dénoncé les vices de procédures. Il a fallu la deuxième lettre pour que les choses passent sous le contrôle du COM. »
En conclusion, elle a lancé un appel « afin de tourner la page. » Elle a aussi tenu à remercier les membres non-démissionnaires. « Ils ont cru dans l’autonomie de la Fédération. Merci. »