Jean Louis Morin (à g.) en compagnie des trente participants et du président de la FMN Harold Lai

Une trentaine d’assistants entraîneurs de la Fédération mauricienne de natation (FMN) ont suivi une formation de niveau 2 (débutants) du 26 au 30 novembre dernier au Village Hall de Calebasses. Le cours était conduit par le Français, Jean-Louis Morin, cadre technique et entraîneur de la FINA. Cette formation comportait à la fois des volets théoriques et pratiques (à la piscine Souvenir). C’est suite à une demande de la FMN auprès de la Fédération internationale de natation (FINA) que Jean-Louis Morin a fait le déplacement. Un certificat à également été remis à chaque participant à la fin de la formation.

Cela fait peu de temps que Jean-Louis Morin a pris sa retraite et se consacre uniquement à la natation. Il a été sollicité pour ses services, par l’instance fédérale internationale, depuis 1989 et a accompli une vingtaine de missions pour la FINA jusque-là. L’expert a également entraîné l’équipe de France pendant longtemps et il a travaillé aussi bien avec les débutants que les élites, ce qui le « permet d’aborder plusieurs champs de la natation ». Son objectif à présent est de venir en aide à un grand nombre fédérations. Jean-Louis Morin est d’ailleurs très sollicité dans les pays d’Afrique de l’Ouest où, soutient-il, le niveau est supérieur qu’à Maurice avec souvent moins de moyens, une organisation relativement faible et moins d’activités.

En ce qui concerne la formation, l’expert se dit surpris et satisfait devant le nombre de participants durant les quatre jours. « Je trouve cela bien de travailler avec différentes générations, ce qui amène plus d’idées et beaucoup d’interactions. Le groupe est resté à trente du début à la fin, c’est très rare, car là où je vais quelques fois, il n’y a pas cette même motivation. Nous avons fait des séances théoriques et nous sommes également allés à la piscine, qui n’est pas loin, tous les après-midi car les deux aspects font partie de mon programme », fait-il ressortir. En effet, à la piscine Souvenir, plusieurs nageurs de la FMN poursuivaient des séances d’entraînements et cela a servi de base pour le côté pratique de la formation. Jean-Louis Morin soutient que la formation de niveau 2 n’a aucun lien direct avec les Jeux des îles de l’Océan Indien (JIOI) 2019. Ce cours est surtout pour des éducateurs de clubs qui, pour certains, ont déjà commencé l’activité et qui ont besoin d’être bien orientés. Ils seront plus concernés par des nageurs plus ou moins novices que l’élite. « Ce que j’enseigne est très technique sur comment se déplacer dans l’eau, les contraintes physiques spécifiques etc.

Je dis toujours que quand on apprend à nager à un débutant, il faut garder en tête que ce dernier est plus habitué à marcher qu’à nager. C’est deux façons très différentes de se déplacer. Pour les Jeux des îles c’est un autre niveau de formation », souligne Jean-Louis Morin. Ce dernier explique que le principe est le même pour tous les pays même s’il y a différentes façons de nager. Ce qu’il enseigne aux apprentis entraîneurs, c’est d’abord comment observer et décrypter les mouvements et les besoins d’un nageur une fois qu’il est dans l’eau. « Il faut savoir lire un nageur, comment il respire, comment il bouge. On a tendance à croire que c’est plus facile d’entraîner un nageur débutant que l’élite d’un pays alors que ce n’est pas du tout le cas. Nous avons besoin de spécialistes dans chaque domaine. C’est deux domaines assez différents, avec leurs propres contraintes et il faut un expert dans ce qu’on souhaite développer », dit-il. Enfin, Jean Louis Morin soumettra un rapport de sa formation à la FINA en mentionnant les besoins de la natation mauricienne et s’il faudrait un suivi. « Maurice a beaucoup de potentiel et surtout une fédération très active et bien organisée », conclut-il.