Le Comité olympique mauricien (COM) a confirmé, lors d’un point de presse hier, que le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) ne l’a jamais consulté pour la mise en place d’un comité intérimaire à la Fédération mauricienne de natation (FMN).
Le COM a d’ailleurs écrit à la Confédération africaine de natation (Cana) et la Fédération internationale de natation (Fina) pour leur mettre au courant d’une situation qu’il considère pas claire.
Dans son édition de jeudi dernier, Le Mauricien avait fait état de la démarche du COM à travers un de ses dirigeants qui avait gardé l’anonymat avant le point de presse. La nouvelle n’a pas plu à certains qui perdent résolument leurs moyens quand il s’agit de la natation.
Vivian Gungaram, secrétaire général du COM, a apporté des précisions relatives pour prouver que le MJS a mis le COM devant un fait accompli. « J’étais à Maputo pour les Jeux d’Afrique, j’ai reçu une correspondance du MJS le 16 septembre pour informer le COM de l’existence d’un comité intérimaire à la FMN. Le MJS nous a invités à déléguer un représentant. Je n’arrivais pas à avoir le président (Ndrl : Philippe Hao Thyn Voon) pour le mettre au courant de cette situation. J’ai alors répondu au MJS pour lui dire que je serais le représentant sur une base temporaire. Il fallait avoir l’aval officiel du COM. »
Vivian Gungaram a également indiqué que les propos tenus, à l’occasion de la rencontre avec les clubs (Ndlr : lundi 17 octobre), par le président du comité intérimaire de la FMN, Jacques Malié, de Dev Putty, représentant du MJS, à l’effet que le COM était au courant des procédures pour la mise en place dudit comité intérimaire ne sont pas exacts.
Dans la foulée, le président du COM, Philippe Hao Thyn Voon, a fait comprendre que le MJS n’a pas respecté les procédures et qu’il était du devoir du COM d’alerter la Cana et la Fina de la situation. « Les choses ne sont pas claires dans la manière et la rapidité avec laquelle le MJS a procédé pour mettre sur pied un comité intérimaire », a-t-il souligné.
Ce dernier s’est demandé pourquoi dans le cas du tir à l’arc le MJS a-t-il décidé autrement ? « Y a-t-il une politique deux poids et deux mesures ? Nous attendons une réaction de la Cana et de la Fina. »