La vengeance dit-on est un plat qui se mange froid et sans aucun doute l’ex-présidente de la Fédération mauricienne de Natation (DTN), Doreen Tiborcz, a appris le véritable sens de cet adage. Car ni même la période des fêtes ni des cadeaux avec l’arrivée de Noël ne fait bouger Harold Lai de son piédestal. En effet, le président de la FMN n’a pas donné à Doreen Tiborcz le feu vert de la fédération pour que son nom puisse être considéré par la Fédération Internationale de Natation (FINA), qui se réunit depuis vendredi en congrès à Doha, pour une place au sein de l’exécutif de cette fédération.
En réponse à une lettre que Doreen Tiborcz a envoyée lundi dernier à Harold Lai pour considérer cette demande, ce dernier a indiqué comme réponse qu’il doit consulter les membres de son comité. or, à son départ jeudi pour Doha, soit à 24 heures du début du congrès de la FINA, Harold Lai n’avait toujours pas eu la position de son comité. A Week-End qui l’interrogeait sur ce dossier, le président de la FMN devait nous dire laconiquement qu’il avait «compris que ce n’était pas une affaire pressée et qu’il en parlera à son comité le mois prochain». Mais depuis vendredi, la FINA avait fait son choix.
La possibilité que Doreen Tiborcz soit nommée au sein de l’exécutif de la FINA en tant que femme et membre de la CANA remonte à avril dernier lorsque Lino Candido avait soudainement passé l’arme à gauche. Cet Angolais de 46 ans était vice-président de la CANA pour la zone 4 (la zone de Maurice) et membre de l’exécutif de la FINA. Comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, la position de Doreen Tiborcz au sein de la CANA prit un coup d’ascenseur, passant de membre à vice-président. Et comme elle est «senior most» au sein de l’instance africaine, sa nomination au sein de l’exécutif de la FINA n’était qu’un détail, surtout que l’instance internationale voulait faire plus de place aux femmes dans ses instances.