Une ébauche du National Broadband Policy pour le développement des infrastructures de la bande passante à Maurice, a été présentée aux opérateurs, entreprises et stakeholders du secteur des TIC, pour être soumise à discussions. Cet exercice a eu lieu hier à la salle de conférence de la cybertour No 1 d’Ébène à l’initiative du ministère des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), du National Computer Board (NCB) et de l’ICTA. Dans ce plan, les autorités visent à brancher 60 % des foyers au haut débit, d’ici à 2014.
Le développement des infrastructures de communication, plus précisément de la bande passante, est l’une des priorités du programme gouvernemental dans le domaine des TIC, a fait comprendre le ministre Tassarajen Pillay Chedumbrum qui inaugurait hier un atelier sur le National Broadband Policy. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a mis en place une stratégie nationale pour le haut débit, considéré comme un élément clef du développement futur de l’économie nationale.
Le Broadband Policy comprend les objectifs, les rôles et responsabilités des différents intervenants, comme recommandé dans le plan stratégique 2011-2014. C’est le directeur exécutif de l’ICTA, Krishna Oolun, qui a effectué la présentation de l’ébauche du National Broadband Policy. Il a d’abord tenu à clarifier la définition du haut débit contenue dans l’US National Broadband Plan 2009 et à travers le monde, comme une connexion à l’Internet “that is always on and faster than the traditional dial-up access”. Un des objectifs du National Broadband Policy est d’assurer que 60 % des foyers bénéficient d’une connexion Internet avec un download speed d’au moins 10 Mbps et d’un upload speed d’au moins 5 Mbps. Selon le directeur exécutif de l’ICTA, cet objectif est réalisable. Maurice, dit-il, doit de plus devenir un leader dans la région dans la technologie et l’innovation mobile, avec des réseaux sans fil les plus rapides et les plus développés. Le Broadband Policy entend également répondre à la demande d’un Internet plus rapide – avec une connexion d’au moins 100 Mbps – dans les administrations publiques, les hôpitaux et les établissements d’enseignement.
Avec un taux de pénétration du haut débit de 30 %, cela ne suffit pas au pays, a fait comprendre Tassarajen Pillay Chedumbrum. Le National Broadband Policy contient une série d’initiatives pour développer les réseaux hauts débits pour soutenir la croissance du secteur des TIC et en l’occurrence la croissance économique du pays. Pour atteindre ces objectifs fixés, des investissements conséquents sont nécessaires, affirme le ministre. Ce dernier a fait part à l’assistance présente à Ebène hier, des propositions du gouvernement pour contrer le problème de l’investissement comme l’utilisation du Universal Service Fund (USF) pour développer l’accès au réseau broadband, ceci afin d’encourager les opérateurs pour la construction de réseaux.