Deuxième “runner-up” du concours “The Most Outstanding Young Person” il y a quelques années, Avinash Teeluck, juriste de profession et Chairman du Trust Fund For Specialised Medical Care National Cancer Agency, a pu voir son rêve se concrétiser. Avec la création de la National Cancer Agency, institution nouvellement mise en place pour lutter contre cette maladie, il encourage les Mauriciens à se faire dépister au plus vite. « Le cancer est un fléau. C’est une maladie qui s’installe progressivement et, si la détection se fait sur le tard, cela risque d’être fatal », dit-il.
Le travail social, le jeune Avinash Teeluck en a fait son credo. C’est sa manière à lui de rendre hommage à sa mère, Uma Bissoondoyal-Teeluck, première graduée de Goodlands, décédée d’un cancer. La mise en place de la National Cancer Agency (NCA) est une « urgence », une « nécessité », laisse-t-il entendre. « Par notre démarche, nous voulons apporter une aide aux malades et engendrer une prise de conscience des Mauriciens sur le fait qu’un bilan sanguin régulier et une bonne alimentation et hygiène de vie doivent être suivis à la lettre. » Avec un investissement de Rs 40 millions, le Trust Fund for Specialised Medical Care pourra commencer son travail. La National Cancer Agency sera placée sous la férule du Trust Fund au même titre que le Cardiac Centre de Pamplemousses. Ce fonds servira surtout à venir en aide à ceux atteints de cancer et touchera notamment à la prise en charge, au dépistage et à la prévention.
La NCA aura ses quartiers à l’hôpital Victoria, à Candos, en attendant qu’elle bénéficie d’un nouveau local. Mais pourquoi le terme « agence » ? Avinash Teeluck répond que le but est de revoir toutes les failles du système et d’apporter un changement dans la vie des patients. « On veut que les Mauriciens pratiquent une “early detection” à travers un dépistage précoce. Notre vocation est palliative. Nous accompagnons le malade pour sa chimiothérapie, on l’encadre  psychologiquement. On s’assurera aussi que le traitement corresponde bien à l’organisme du patient. » Et d’ajouter : « On ne pourra pas éradiquer cette maladie complètement, mais on peut en tout cas diminuer le nombre de malades. On doit aujourd’hui être à jour en ayant toutes les données sur le cancer. »
Avinash Teeluck insiste sur le dépistage qui, dit-il, doit devenir une des priorités des Mauriciens « au même titre que de se rendre chez le coiffeur ou se choisir des vêtements », poursuit-il, avant de renchérir : « Il faut accorder du temps à sa personne. La santé, c’est un bijou. » Le Pr David Khayat, d’origine française, sera présent pour encadrer les membres de la NCA. « Il nous apportera son expertise, nous aidera constamment à nous améliorer dans notre démarche.  On veut aussi permettre aux gens de gagner du temps sur leur traitement, et ce à leur convenance. C’est un grand boulot mais on espère y arriver. »
Revenant sur le non remboursement par les assurances des frais médicaux résultant de certains troubles – à l’instar du diabète, de l’hypertension et, évidemment, du cancer –, Avinash Teeluck indique que ce constat sera « étudié ». Et de conclure : « Nous sommes à l’écoute des malades en ce qui concerne tout ce qui peut les aider à rendre leur existence plus heureuse. »