Avec l’installation du nouveau gouvernement de l’Alliance Lepep, une quarantaine d’employés du National Park engagés dans la conservation de la flore autochtone, conforme aux Forest and Reserves Act de 1993 et Wildlife and National Parks Act de 1993, dénoncent leurs conditions d’emploi en vigueur sous le précédent gouvernement. Tout en affirmant que leurs droits fondamentaux sont bafoués, ils avancent que le gouvernement d’alors a systématiquement refusé tout emploi permanent, privilégiant des contrats à court terme et renouvelés à plusieurs reprises.
Dans une correspondance adressée au Premier ministre, au ministre des Finances et à celui de l’Agriculture, les employés du National Park affectés à Bras-d’Eau, Rivière-Noire, Bel-Ombre et Pétrin, expliquent que, malgré qu’ils effectuent un travail de nature permanente assurant la biodiversité du pays, le gouvernement précédent avait créé « des dispositifs déguisés » pour leur refuser une titularisation. « Malgré que nous effectuions un travail de nature permanente, qui sert à la biodiversité de notre pays, le gouvernement précédent a créé des dispositifs déguisés pour nous refuser un emploi permanent et décent. Nous avons été recrutés à court terme sur la base de contrats qui ont été renouvelés à plusieurs reprises, en raison précisément de la permanence du travail que nous effectuons. De 2009 à 2012, beaucoup d’entre nous avaient des contrats annuels », expliquent-ils dans la lettre.
Ainsi, ces employés avancent qu’à partir de 2013, la durée des contrats est devenue de six ou dix mois. En 2009, les salaires étaient de Rs 400 par jour et, en 2013, de Rs 490 par jour. « La plupart de nos droits fondamentaux sont bafoués : aucune cotisation pour la pension, aucun droit à une disposition légale en cas de blessure ou de risques à la santé et la sécurité, sans primes de fin d’année depuis de nombreuses années, à l’exception de 2014 », poursuivent-ils. Ces derniers affirment également que, pendant la période de décembre 2014, le gouvernement précédent a recruté 400 employés, les excluant du processus. Les employés font comprendre que l’objectif de cette lettre est de trouver une solution pour régulariser leurs conditions d’emploi pour être considérés comme des employés permanents au sein du ministère de l’Agriculture.
La quarantaine de travailleurs dénoncent également la « campagne de victimisation » orchestrée par des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture depuis qu’ils se sont organisés, avec le soutien de la General Workers Federation (GWF), pour dénoncer ces abus de travail. « All overtime works normally allocated to us have been suddenly cut as from the day we decided to have a meeting with the GWF and exercise our legal right to unionise. As the newly elected government who has been duly mandated to serve the “lepep” interest, we are sure that you will consider our plights and just cause. We would be grateful,if the Minister of Agriculture could meet us, together with our union representative, the GWF, in order to take remedial actions in line with the above », peut-on lire dans la lettre.