« Le ministre nous a assurés que le chairman du National Wage Consultative Council ne sera pas nommé par le gouvernement. Il y aura un appel à candidatures. Il est donc censé être indépendant. Nous lui faisons confiance pour cela », déclare le président du MTUC (Mauritius Trade Union Congress) suite à une réunion que les représentants syndicaux ont eue ce matin avec le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, au sujet du National Wage Consultative Council.
Si le projet de loi prévoit de calculer le salaire minimal d’après la formule “median wage”, c’est-à-dire basé à moitié sur le salaire des employés au bas de l’échelle et à moitié sur les salaires les plus forts, « nous avons demandé au ministre de ne pas tenir cette formule en considération, de laisser plutôt le conseil décider de la formule à adopter tout en consultant ses techniciens et le bureau des statistiques », indique Dewan Quedou.
S’agissant de la composition du board du National Wage Consultative Council, « nous avons demandé au ministre qu’il y ait neuf représentants des employés au lieu de sept, comme le prévoit le projet de loi, et qu’il y ait aussi neuf représentants du côté du gouvernement ». Et d’ajouter que « le ministre est d’accord pour proposer une telle chose, mais doit il doit d’abord consulter le cabinet et ses techniciens. » Selon le MTUC, des comités techniques seront mis sur pied pour se pencher sur le dossier du salaire minimal. « Nous avons demandé qu’il y ait un représentant du gouvernement, un autre des employeurs et un dernier des employés. Le ministre a dit être d’accord. » Concernant l’autre appréhension que nourrissaient les syndicats, à savoir des nominés politiques qu’ils pensaient qui auraient leur mot à dire au sein du board, « le ministre nous a rassurés en nous disant qu’on n’a rien à craindre car ils n’auront pas droit de vote ».  De même, « le chairman ne sera pas nommé par le gouvernement, mais il y aura un appel à candidatures, selon le ministre ».