L’escroc présumé Parwez Rustom, interpellé lors d’une Sting Operation de la police à Grand-Baie dans une affaire d’escroquerie et d’Impersonation en date du 5 mai, a été reconduit en cellule policière. L’escouade du Central CID, menée par l’inspecteur Ravindranath Ujodha, soupçonne que la victime, un ressortissant français, ne serait pas la seule victime de ce réseau d’escroc et qu’il y a d’autres étrangers, qui se seraient laissés tenter par les offres en vue d’obtenir le permis de résidence ou encore la nationalité mauricienne dans les meilleurs délais. Dans le cas, qui fait l’objet d’enquête, la somme escroquée à une seule personne est de Rs 625 000 alors que les escrocs ont été piégés suite à une invitation à l’anniversaire de leurs victimes le 11 avril dernier.
La genèse de cette affaire remonte à une rencontre fortuite entre la victime et les suspects aux abords de la Cour suprême en début d’année. Parwez Rustom avait filé sa proie depuis quelques minutes déjà avant de l’aborder en toute amitié. Il devait s’enquérir de la présence de l’étranger dans cette région. Il  devait obtenir la confirmation que le Français était engagé dans des démarches en vue d’obtenir le permis de résidence.
« Aucun problème. Je peux vous aider et vous faciliter la tâche. Je suis le secrétaire personnel du Premier ministre », devait soutenir l’escroc en accompagnant sa victime dans un bureau à la rue sir William Newton. Les deux furent rejoints par un autre suspect, qui avait en sa possession de faux documents avec la signature imitée de ministres dont celles d’Arvin Boolell et de Satish Faugoo.
La victime fut mise en confiance par les documents présentés et la maîtrise des procédures. Mais une première demande d’argent fut présentée. Les deux devaient réclamer la somme de Rs 70 000 pour entamer les premières démarches. Des documents d’un retrait bancaire effectué ce même jour pour la somme mentionnée atteste de la version des faits.
Subséquemment, le Français devait recevoir de faux documents, dont un certificat de moralité, portant la fausse signature du directeur général du National Security Service. Mais le plus gros devait intervenir par la suite avec une demande pour un montant de Rs 400 000 suite à une fausse exigence du Prime Minister’s Office. Ce montant fut versé en deux tranches.
Ne voyant pas son permis venir, le Français s’était mis à parler de l’affaire avec d’autres compatriotes habitant la région de Grand-Baie. C’est là qu’il devait se rendre compte qu’il est victime d’un réseau d’escrocs et qu’il ne savait même pas leurs noms. Il devait trouver une astuce pour les démasquer en les invitant à son anniversaire le 11 avril et en prenant des photos d’eux.
A partir de là, les choses devaient se dérouler autrement. La prochaine extorsion pour un montant de Rs 48 000 devait intervenir au début de mai en vue de confirmer des rendez-vous à la State House avec le président de la république, Kailash Purryag, et avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Un rendez-vous fut fixé à Grand-Baie le 5 mai pour remettre la somme d’argent. Informée la police n’eut aucune difficulté pour procéder à l’arrestation de Rustom et de son complice. La police fait un appel aux éventuelles victimes pour qu’elles viennent de l’avant en vue de démanteler ce réseau.