Le MMM est devenu prisonnier de son virage à droite. Comme on l’a élaboré dans les deux précédents articles dans ces mêmes colonnes (Le Naufrage du MMM, 1 et 2), ce parti est rongé par ses révisions politiques et assommé par ses différentes défaites électorales conséquentes et se trouve en nette perte d’audience électorale. On ne peut que constater l’ampleur de son désarroi idéologique.
Le wagon mauve ne diffère nullement dans le fond des autres partis traditionnels sur l’échiquier local, que ce soit le PMSD, le MSM ou le Parti Travailliste. Il a trouvé la nécessité d’avoir un ‘leader’, ce qui n’était pas le cas à l’époque où il faisait rêver ce pays.
En fonction des circonstances, ce leader se gargarisait d’un vocable copié sur sa chère « mouvance de gauche internationale ». On pourrait égrener tout un collier : le nouveau consensus social, le capitalisme à visage humain, le remède du moindre mal, l’austérité de gauche couplée avec l’unité nationale entre autres. Sa dernière trouvaille serait de ‘faire de Maurice un pays phare’. Mais il paraît qu’une nouvelle psychologie se développe au sein de la population. Le pays ne vibre plus aux formules incantatoires de Paul Raymond. Il est nécessaire de changer de note, n’est-ce pas ? En tout cas, ces derniers mois, sur la question du Best Loser, sur le projet de la 2e République à la sauce rouge/mauve, en ce qui concerne l’arrogance avec laquelle il a excellé dans le processus de sa concoction d’alliance avec Ramgoolam, et l’attitude désinvolte en prenant ce peuple pour argent comptant, la posture de la direction mauve était exécrable.