Depuis la fin de l’année dernière, une plateforme a été installée dans la baie de Trou d’Eau Douce, en face de la résidence Le Macho. Cette plateforme est utilisée par un opérateur proposant une activité de « marche sous l’eau » et cet opérateur est basé dans une des villas de cette résidence. A-t-il un permis pour opérer à partir d’une villa au beau milieu d’une zone résidentielle ? Cette résidence a-t-elle un permis de boat house ? Aux autorités de le confirmer.
Mais là où cela est un scandale, c’est que cet opérateur fait fi de toute mesure de sécurité et n’a aucun respect pour l’environnement. Depuis deux semaines, la mer est très houleuse dans le lagon de Trou d’Eau Douce. Au lieu de mettre ses embarcations à l’abri, l’opérateur a choisi de prendre le risque de voir s’échouer les bateaux qui font la navette entre la plage et la plateforme. Résultat : une première pirogue s’est échouée sur la plage, suivie d’une seconde quelques jours plus tard. Les restes de celle-ci sont d’ailleurs encore sur là, sans que quiconque ne fasse un geste pour les enlever.
Mais le pire s’est passé dimanche dernier. Malgré la mer houleuse (et sans doute une visibilité nulle pour les clients de la « marche sous l’eau »), l’opérateur a continué ses activités, avec un speed boat traînant sur une bouée les touristes, dont certains étaient des enfants. Il y a eu foule sur la plateforme… jusqu’au moment où celle-ci, tellement secouée par les vagues et portant sans doute trop de poids, a commencé à sombrer. Et là, ça a été un branle-bas de combat, les navettes faisant un va-et-vient entre la plage et la plateforme pour ramener les touristes — à qui on avait fait enfiler à la hâte des gilets de sauvetage — à terre.
Les photos prises attesteront de cette situation qui ne devrait pas être permise et qui se terminera sans doute mal. Ce lagon est souvent utilisé par des nageurs et les bateaux qui le fréquentent passent loin de la côte. Mais depuis que cette résidence abrite ces activités, nombre de bateaux venant même de Belle Mare en ont fait leur base d’opération pour venir y chercher des touristes et les emmener à l’île aux Cerfs ou à la cascade de GRSE, et ils sont souvent surchargés. Il est à signaler que les garde-côtes ne s’aventurent que très rarement dans le lagon… Nous espérons que les autorités concernées feront rapidement le nécessaire pour mettre un terme à cette situation.