La décision de la Banque de Maurice (BoM) de venir avec de nouveaux billets de banque est “purement pour effacer le combat mené par sir Seewoosagur Ramgoolam pour la liberté”. Selon le leader du Parti travailliste, Navin Ramgoolam, qui tient encore le flambeau du parti, la mémoire de ceux qui ont combattu pour l’indépendance du pays doit être préservée.
Navin Ramgoolam, qui veut reprendre avec ses congrès régionaux une fois le Ramadan terminé, trouve qu’il est inacceptable pour la Banque de Maurice d’enlever l’effigie des personnalités mauriciennes ayant combattu pour l’indépendance. Prenant l’exemple du dollar ou d’un billet de banque indien avec l’effigie de George Washington ou de Mahatma Gandhi, il affirme que le véritable but du gouvernement est de faire oublier le combat de SSR et d’autres hommes politiques pour accéder à l’indépendance. Pour le leader des rouges, “le plan du gouvernement est scandaleux”. Il dit attendre les conclusions du comité qui a été mis en place pour placer des sites historiques sur les billets. Navin Ramgoolam n’a pas manqué de lancer une pique à l’adresse de sir Anerood Jugnauth qui avait choisi de mettre l’effigie de Lady Sarojni sur le billet de Rs 20.
La décision de la Speaker de l’Assemblée nationale, Maya Hanoomanjee, d’interdire à une journaliste d’assister pendant quatre semaines aux travaux parlementaires “est une atteinte à la liberté”, a-t-il également commenté. “On ne peut empêcher à une personne de donner son opinion”. Navin Ramgoolam a qualifié la Speaker de “biased” et a déjà fait appel à Shakeel Mohamed, représentant du Parti travailliste au Parlement, pour présenter une motion de blâme contre Maya Hanoomanjee. Si la liberté rime avec responsabilité, l’ex-Premier ministre a indiqué que son parti “n’a jamais arrêté les journalistes”.
Navin Ramgoolam considère sir Anerood Jugnauth comme un Premier minister “part-time” qui n’arrive pas à prendre ses responsabilités. Selon lui, “personne n’est en charge du Bureau du Premier ministre et cette mauvaise gestion a mené à la situation du bateau MV Benita”. Pour lui, tout ce qu’il avait fait dans le passé pour la sécurité maritime a été mis à l’écart. Sur l’affaire Boskalis, il accuse le gouvernement de cover-up.
Par ailleurs, une nouveauté au PTr : la mise en place d’un comité sur l’éducation. “Nous allons étudier ce Nine-Year Schooling catastrophique”, dit-il.