Rencontrant la presse après le discours du budget, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a estimé que le VPM et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval a présenté un budget remarquable. « C’est un budget novateur qui prépare la République de Maurice à relever les défis à venir et qui comprend des mesures pour continuer à moderniser l’économie. »
Pour le Premier ministre, le budget 2013 c’est surtout un exercice destiné à préparer l’avenir des jeunes et, par conséquent, l’avenir du pays. En même temps, les plus faibles de la société et la classe moyenne n’ont pas été oubliés. « Cela a été réalisé alors que dans les autres pays, des milliers de personnes perdent leurs emplois et les salaires ; et les pensions des milliers d’autres sont réduits », a-t-il soutenu.
Maurice a, selon Navin Ramgoolam, réussi un tour de force extraordinaire avec une croissance de 3,4 % cette année et une prévision de croissance à 4 % l’année prochaine, alors que l’opposition avait prévu que le pays emboîterait le pas à la Grèce. « Nous avons démontré que grâce à un gouvernement responsable qui sait gérer l’économie avec efficience, nous avons eu un taux de croissance de 4 %… L’inflation a baissé pour tomber à 4,1 %, le déficit budgétaire s’élève à 2,2 %, un des taux les plus bas dans le monde malgré le fait que nous payons le PRB estimé à Rs 4,6 milliards. Le debt ratio au PIB continue de baisser et tourne autour de 54,2 %, la balance des paiements est excédentaire de quelque Rs 3 milliards malgré le fait que les dépenses du budget de développement en 2012 ont été de 20 % supérieures à l’année précédente », a affirmé le Premier ministre. Navin Ramgoolam souligne que le ministre des Finances a mis beaucoup d’accent sur la nouvelle technologie qui contribue au taux de 6,7 % du PIB. « Il nous faut insister davantage sur les TIC qui permettent l’emploi des jeunes et assurent qu’un jeune ne rate aucune opportunité pour développer tout son potentiel. »
Un vaste programme de formation a été initié dans le domaine des TIC. Concernant la distribution des tablettes aux enfants en Form IV, « nous voulons que tous les enfants aient accès à l’internet ». Environ 400 diplômés seront intégrés dans le secteur public.
Le Premier ministre a observé que le budget de l’année dernière avait prévu un milliard de roupies pour les petites entreprises. Un montant additionnel de Rs 250 000 sera alloué aux PME et micro-entreprises. « Les PME sont des créateurs d’emplois. C’est pourquoi celles qui réalisent un chiffre d’affaires allant jusqu’à Rs 4 millions seront exemptées de la TVA », a tenu à préciser le Premier ministre. Par ailleurs, un Student Loan Scheme a été créé afin d’assurer que davantage d’étudiants puissent aller à l’université. Le budget de l’éducation a été augmenté en passant à Rs 12,6 milliards. « Nous introduisons également une série de mesures pour aider les entreprises qui n’ont pu rembourser leurs prêts auprès de la DBM. Nous avons décidé que s’il y a un reliquat de Rs 20 000 à rembourser sur le capital et qui n’a pas été soldé sur trois années, ce montant sera written off. Le budget prévoit des mesures pour des éleveurs, pour des pêcheurs, pour les agriculteurs. Un programme de formation, visant à empêcher que les planteurs n’abandonnent leur terre, sera lancé. La santé disposera d’un budget de Rs 8,7 milliards. Des infirmiers et des paramédicaux seront recrutés et des investissements seront faits dans les équipements. Les médecins seront obligés de suivre une formation continue
Quelque Rs 130 millions seront consacrées aux enfants fréquentant une école ZEP. Les familles, dont les revenus mensuels ne dépassent pas Rs 6 200, obtiendront une aide de Rs 750 par enfants. Trois enfants par famille pourront en bénéficier. Des efforts seront également faits pour les enfants issus de la classe moyenne.
« C’est un budget de consolidation de l’économie, de solidarité tourné vers l’avenir », a insisté le Premier ministre. « Il nous faudra être prêts pour la reprise », a-t-il soutenu, en ajoutant que le budget prépare le pays à surmonter les défis d’aujourd’hui.
Navin Ramgoolam a insisté sur le fait que c’est un budget qui assure la croissance en créant des emplois.
Le Premier ministre a finalement souligné qu’il a insisté sur le fait que les Rodriguais bénéficient des mêmes facilités que les Mauriciens « parce que je ne vois pas pourquoi il y aurait deux catégories de citoyens dans la même République de Maurice ».