L’éducation gratuite a été un moyen de sortir le pays du sous-développement, a affirmé le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui participait hier, aux côtés de l’ambassadeur de France, Jean-François Dobelle, à la célébration du vingtième anniversaire de la création de l’École du Centre.
Le Premier ministre a affirmé que l’éducation est au centre l’action du gouvernement, qui y consacre un budget de Rs 10 milliards environ. Il a insisté sur le fait que l’éducation gratuite a permis à de nombreux Mauriciens de surmonter l’exclusion et de progresser dans la vie. Son gouvernement, a-t-il insisté, poursuivra sa politique de relèvement du taux de scolarisation et de lutte contre la pauvreté. Toute la réussite économique, sociale et humaine « est le résultat de notre politique d’éducation », soutient-il. « Alors que nous vivons dans le siècle du savoir, seuls les pays qui ont une population éduquée pourront continuer à progresser ». Pour le PM, cependant, l’éducation est plus qu’un certificat et un apprentissage intellectuel. Elle prépare le citoyen de demain et lui inculque un sens d’appartenance. C’est dans ce contexte qu’il a fait mention du projet Maurice île Durable conçu par Joël de Rosnay et lui. « Ce projet concerne l’avenir des jeunes et des générations à venir. C’est un choix de société », a-t-il dit, en se réjouissant que les élèves de l’École du Centre y aient adhéré.
Navin Ramgoolam a, par ailleurs, observé que la diversité est source de richesses. « On gagne plus en partageant ». Il a souhaité que les écoles mauriciennes multiplient les échanges entre elles car un enfant ne peut évoluer sainement s’il est coupé des réalités du pays.
L’ambassadeur de France Jean-François Dobelle a fait l’historique de l’École du Centre et du Collège Pierre Poivre à Maurice. Il a rendu un hommage soutenu à la fondatrice de l’établissement scolaire, Elizabeth Boullé, une passionnée des enjeux pédagogiques à Maurice et qui en créant cet établissement a voulu mettre l’accent sur des valeurs comme la discipline, le respect des cultures, l’effort, les résultats, le sport, les valeurs morales, les langues et le bien-être des enfants. À ces valeurs s’ajoute aujourd’hui le développement durable. « Elizabeth Boullé a réussi la mission qu’elle s’était donnée ».
Aujourd’hui, dit l’ambassadeur, l’École du Centre se présente comme une référence parmi les établissements présents dans le paysage mauricien.
Le sénateur français responsable des Français à l’étranger a, pour sa part, félicité les promoteurs de l’école. Il a souligné la contribution des lycées enseignant en français dans le pays et invité les anciens élèves de ces institutions à s’intéresser aux activités du Forum des anciens élèves, qui réunit chaque année ses membres dans une grande ville internationale. Elle doit se réunir cette année à Vienne.
La soirée s’est terminée par un spectacle donné par les élèves et réalisé par le couple Bhimjee/Patten.