Arrêté vendredi pour la deuxième fois depuis deux mois dans le cadre de l’enquête sur certaines transactions de la Bramer Asset Management et Bramer Property Fund  dans le sillage de  l’affaire  BAI, Navin Ramgoolam a été libéré sous caution ce dimanche 17 mai vers 10 heures le matin. Il devra s’acquitter de trois cautions de Rs 100 000. Il s’est ensuite rendu au Square Guy Rozemont, pour une conférence de presse après un bref  bureau politique.
Toujours sur l’offensive et decidé à «ne pas se laisser abbatre» par les accusations qui pleuvent, sa deuxième arrestation, son incarcération, l’ex PM a declaré qu’il s’attendait « en ce moment que tous les membres du PTr soient solidaires.» Ce en regrettant l’absence d’Arvin Bolell.
Il avait d’abord pointé du doigt le gouvernement qui veut l’éliminer à tout prix de la scène politique pour favoriser le clan Jugnauth. «C’est Roshi Bhadain qui décide de tout», insiste Navin Ramgoolam. Il affirme qu’il défendra sa réputation jusqu’au bout et qu’il fait confiance à la Justice. «Je fais confiance à la justice. C’est le seul rempart contre la répression et la dictature ».  Il condamne les excès de la police qui, dit-il, agit de façon «arbitraire» et raconte qu’il est déjà convoqué par la CCID demain matin à l’heure même où il doit être en cour pour s’acquitter de ses cautions.
Il a reconnu l’existence d’un compte au nom du Ptr mais affirme que les sommes mentionnéess ne correspondent pas à la vérité
A noter qu’une poignée de partisans était venu soutenir Navin Ramgoolam aux abords de la cour et au siège du Ptr.