Le Premier ministre, qui participait hier à la célébration du jubilé du Saraswati Hindu Pathshala au Srimati Indira Gandhi SSS à Quartier-Militaire, a invité les jeunes à apprendre les langues orientales. Navin Ramgoolam a rendu hommage aux fondateurs de cette association qui a pour vocation l’enseignement de l’hindi.
Au moment où l’association était créée en 1963, Maurice était encore sous l’administration britannique et les enseignants volontaires n’avaient pas les mêmes facilités qu’aujourd’hui. Aujourd’hui, a-t-il observé, les jeunes ont une chance extraordinaire d’apprendre l’hindi et le sanskrit, ce que lui-même n’a pas eu la chance de bénéficier. Il les a invités à saisir cette opportunité.
Par ailleurs, le Premier ministre a annoncé la composition prochaine d’une Sanskrit Speaker Union. Il a soutenu que la meilleure façon d’apprendre une culture c’est par la langue du pays.
Navin Ramgoolam a cité l’exemple de Jacques Chirac, qui à l’âge de seize ans a, voulu apprendre l’hindouisme et le sanskrit. Apprendre les langues ancestrales sans toutefois s’enfermer dans le passé permet de connaître les valeurs culturelles, la tolérance et le respect des autres cultures. À ce propos, le PM a souligné la responsabilité des parents qui ont un rôle important dans la transmission des valeurs aux enfants. L’enseignement des valeurs ne repose pas seulement sur les autorités mais aussi sur les parents, a-t-il souligné.
Pour Navin Ramgoolam, la culture a un rôle central dans le développement du pays. Il a cité l’exemple de l’Inde où il y a d’un côté les personnes extrêmement riches et de l’autre des personnes extrêmement pauvres, mais ce qui fait l’unité de ce pays c’est la culture.
Il a rappelé les efforts faits à travers les décennies depuis l’arrivée des premiers travailleurs engagés pour remplacer les esclaves et maintenir la culture à travers l’enseignement des livres sacrés.
Navin Ramgoolam a observé que la mère de Pratibha Bholah a enseigné gratuitement pendant près de trente-cinq ans dans une baitka à Fonds-du-Sac. C’est grâce aux personnes comme elle, a-t-il estimé, que Maurice a pu accéder à l’indépendance. Ce fut un temps, a-t-il dit, où il fallait apprendre à signer son nom même en hindi pour avoir le droit de vote. Il a rendu hommage à ceux qui ont permis à de nombreux hommes et femmes d’apprendre à lire et à écrire. Il a expliqué l’importance qu’il accorde à la culture. C’est la raison pour laquelle il a créé à son bureau une unité spéciale, Culture et avenir, afin de se pencher sur certains projets qui le tiennent à coeur sans diminuer le rôle du ministère de la Culture.
Le Premier ministre a également rendu hommage à Sarita Boodhoo, présidente de la bhojpuri Speaking Union, et à Suttyhudeo Tengur, enseignant d’hindi, pour leur travail dans la promotion de la culture et des langues orientales
Le ministre Suren Dayal a pour sa part insisté sur les initiatives prises par le gouvernement de Navin Ramgoolam pour encourager l’enseignement de l’hindi dans les écoles.