L’ancien président de la république, Kailash Purryag, est sorti de son mutisme, hier après-midi, pour répondre aux allégations de l’ancien trésorier du parti Travailliste, Law Hing Choy Kang Foong, alias Ah Fat. Celui-ci, interrogé par le Central CID, en présence de son homme de loi, Me Neelkanth Dulloo, avait déclaré que dans l’affaire du compte conjoint avec le leader du Travailliste, Navin Ramgoolam, il avait pris le relais de Kailash Purryag suite à son élection à la présidence de la république en 2012.
Voulant éviter à tout prix tout embarras politique, Kailash Purryag a déclaré, hier après-midi, « ayant pris connaissance de la déclaration de M. Ah Fat dans l’édition du Mauricien du jour, je déclare que je n’ai rien à faire avec ce qu’il avance. Tel n’est pas le cas avec garantie ».
Cette déclaration de l’ancien Special Adviser de Navin Ramgoolam au Prime Minister’s Office est venue jeter un pavé dans la mare dans l’enquête consacrée à la Navin’s Coffers Saga avec Rs 224 millions saisies dans des coffres-forts en sa résidence de River Walk le vendredi 6 février dernier.
D’ailleurs, Navin Ramgoolam, qui est attendu aux Casernes centrales lundi pour une nouvelle arrestation dans l’affaire du contrat-jackpot de Rs 10 milliards au groupe Bhunjun, conteste en Cour suprême la validité des trois mandats de perquisition émis par le tribunal de Port-Louis ce 6 février dernier. Toutefois, le State Law Office conteste des extraits de la plainte logée en Cour suprême.
A l’appel de l’affaire en Cour suprême en fin de semaine, le ministère public a logé une motion pour des extraits dénonçant des actions délibérées visant à nuire Navin Ramgoolam en tant que leader du parti Travailliste, de vendetta et de persécution politiques ou encore de vengeance soient éliminés de ce document. Les hommes de loi de l’ancien Premier ministre ont opposé cette motion, qui a été reportée au 26 juin.