L’épisode des coffres-forts de Navin Ramgoolam est loin d’être terminé et l’ancien Premier Ministre ne recule devant rien pour sauvegarder les Rs 220 M. Après la série d’objections présentée en Cour contre l’Integrity Reporting Security Agency (IRSA) pour empêcher la saisie de cet argent, Navin Ramgoolam a logé vendredi une demande d’injonction en Cour Suprême contre le Commissaire pour interdir à ce dernier de divulguer des informations sur ses comptes bancaires et relevés des appels téléphoniques. Le leader du Ptr s’est heurté à un refus de la Cour et les parties concernées devront se présenter demain.

L’ancien Premier ministre estime qu’il risque de subir d’énormes préjudices si certaines informations sont dévoilées et vu l’urgence de la situation, dit-il, il a logé une demande d’injonction par le biais de son avoué Me Bhooneshwar Sewraj. Il demande à la Cour d’émettre un ordre pour que ces informations, qu’il juge confi dentielles et sensibles, ne soient pas divulguées à l’IRSA et autres entités qui enquêtent actuellement sur ces Rs 220 M saisies à son domicile à Riverwalk. À noter que le Commissaire de Police avait obtenu un ordre de la Cour Suprême pour obtenir certaines informations dans le cadre de l’enquête. L’affaire sera appelée demain devant la juge en référé pour permettre au CP de faire part de sa position. Navin Ramgoolam avait juré un affi davit le 26 janvier dernier pour expliquer que la somme retrouvée provient en majeure partie de donations, qui datent de 2005, et qu’en tant que leader du Parti travailliste, il détenait l’argent en tant que fi duciaire. Il ajoute que ces cartes bancaires et ses voitures ne peuvent faire l’objet d’une saisie selon les dispositions de la Good Governance and Integrity Reporting Act. Entre-temps, l’IRSA, qui a vu le jour sous les dispositions de la Good Governance and Integrity Reporting Act 2015, avait fait une demande de confi scation des Rs 220 M retrouvées chez l’ancien Premier ministre après avoir fait une requête statutaire demandant à Navin Ramgoolam d’expliquer la provenance de ces biens, dont des cartes bancaires et deux véhicules.