Élizabeth Boullé, fondatrice de l’École du Centre, ouverte en 1991, s’est éteinte le 22 juin à l’âge de 82 ans. Elle est connue pour son intérêt marqué pour les enjeux pédagogiques à Maurice.
La fondatrice de l’École du Centre-Collège Pierre Poivre a assisté en mars au vingtième anniversaire de l’établissement. Invité à l’occasion, le Premier ministre Navin Ramgoolam n’a pas manqué de lui rendre hommage. « Élizabeth Boullé a réussi la mission qu’elle s’était donnée », avait-il déclaré. À travers la création de cet établissement, Élizabeth Boullé avait en fait voulu mettre l’accent sur des valeurs comme la discipline, le respect des cultures, l’effort, les résultats, les activités sportives, les valeurs morales, les langues et le bien-être des enfants. L’ambassadeur de France Jean-François Dobelle avait pour sa part déclaré, lors de la célébration du 20e anniversaire, que l’École du Centre « se présente aujourd’hui comme une référence parmi les établissements présents dans le paysage mauricien ».
Dans un premier temps, c’est le château de Trianon, non loin du Racing Club qui avait accueilli en septembre 1991 l’École du Centre. Dans une déclaration au Mauricien, à cette époque, Élizabeth Boullé expliquait ce qui avait motivé la création de l’établissement : « Alors que nous nous apprêtons à entrer dans une deuxième phase de notre industrialisation, il est indispensable qu’on s’occupe de l’éducation très sérieusement. Ceux qui entrent à l’école aujourd’hui doivent devenir des professionnels de l’an 2000. »
Autre raison ayant induit à la fondation de l’établissement : le Lycée Labourdonnais et l’École du Nord étaient saturés à l’époque. Les promoteurs de l’École du Centre indiquaient alors : « Implanter une école moderne francophone dans le centre de l’île est devenue une nécessité, voire un impératif. »
Dans une lettre circulaire aux parents des premiers élèves accueillis dans cet établissement, les membres fondateurs, dont Élizabeth Boullé, écrivaient : « Ce n’est pas parce que la langue française est de communication internationale que nous sommes pour un enseignement à travers le français. C’est tout simplement parce que nos enfants sont francophones ou créolophones […] En apprenant l’inconnu à travers le connu, l’enfant va pouvoir l’instruire, structurer son intelligence […] s’épanouir en disant adieu aux leçons particulières du CPE ».
Dans un communiqué paru sur le site internet de l’École du Centre, les membres expriment leur reconnaissance « éternelle » envers la défunte « pour tout ce qu’elle a pu apporter à l’établissement et à tous les enfants qui l’ont fréquenté depuis 20 ans ». Les funérailles d’Élizabeth Boullé auront lieu en l’église Saint Thérèse de Curepipe le samedi 23 juin à 9 heures.