Ayambal Poonoosamy

Avec le décès d’Ayambal Poonoosamy, née Appavou, à l’âge de 92 ans, la famille Poonoosamy a perdu hier un de ses piliers et une figure respectée aussi bien de rue Saint Georges et que du Ward 4, à Port-Louis. Veuve de Vadivel Poonoosamy, décédé en 2000, elle était la mère de quatre fils, Rama, Vijay, Kristen et le défunt Kris, qui était connu comme « gro kris ». Elle avait 11 petits enfants et cinq arrière- petits-enfants. « Mamie », comme on l’appelait dans la famille, était une femme de devoir. « Elle était connue pour sa piété, sa patience, sa persévérance et son sens de l’accueil », nous confie Gina Poonoosamy, épouse de Rama Poonoosamy. Ayambal Poonoosamy est née, a grandi et a vécu de longues années rue Saint George, Port-Louis.

Ayambal Poonoosamy a vu le jour en 1926 dans le bâtiment, où devait s’installer plus tard la section garçon du Collège Bhujoharry. Cette maison, située à l’angle des rues Saint Georges et Pierre Poivre, avait été louée à Alex Bhujoharry par son père. Mariée à Vadivel le jour de l’Armistice, soit le 11 novembre 1945, elle s’installa avec son époux dans une maison rue Pope Hennessy avant de retourner rue Saint Georges en face du Mauricien en 1955. C’est là qu’elle devait habiter jusqu’à la semaine dernière.

Voisine du Mauricien, elle a connu Raoul Rivet ainsi que plusieurs générations de journalistes et de membres du personnel du journal. Ayambal Poonoosamy est connue pour sa discrétion et son sens de l’accueil. On raconte qu’à l’arrivée de la télévision en noir et blanc, en 1965, elle recevait des journalistes qui souhaitaient suivre les bulletins d’information. C’est elle qui accueillait les journalistes lorsque la ligne téléphonique du journal était en panne. Les membres de la famille Poonoosamy ont été les témoins privilégiés de l’incendie du Mauricien en 1978. « C’est moi qui ai appelé les pompiers et les responsables du journal », raconte Rama qui avait une grande admiration pour sa mère.

La dépouille d’Ayambal Poonoosamy quittera la chapelle ardente d’Élie & Sons à 14h aujourd’hui. Elle passera par la suite devant la maison, où elle est née, rue Saint Georges, pour se rendre rue Pope Hennessy et revenir rue Saint Georges pour passer devant l’église Immaculée et la maison où elle a vécu. Ses funérailles auront lieu au cimetière de l’Ouest aux côtés des familles Poonoosamy et Appavou, à qui Le Mauricien transmet également ses plus vives sympathies.