L’espace des métiers (EDM) de la National Empowerment Foundation (NEF), défini comme étant un « salon de l’emploi permanent » à Maurice, n’a pas été à la hauteur de sa réputation. Jeudi dernier, deux étudiants ayant fait le déplacement depuis le Sud se sont plaints que cet espace supposé regrouper des chercheurs d’emploi, des étudiants et des salariés, entre autres, ont eu la désagréable surprise d’apprendre que l’espace des métiers était « virtuel ». Pour cause, bien que la dernière mise à jour du site de la NEF remonte au 30 janvier 2012, il s’avère que les informations disponibles sur le site sont « mensongères » car les services proposés dans la section EDM n’existent plus. C’est ce qu’ont indiqué des employés affectés à ce département.
Avant de se rendre au siège de la NEF à Port-Louis, l’un d’eux avait pris le soin de visiter le site internet afin de prendre connaissance des services offerts. Il est souligné que l’EDM « répond aux mêmes principes que les Cités des Métiers existantes en France et à travers le monde. » « Ainsi, les services offerts ne doivent pas être centrés sur l’institution mais sur les besoins du visiteur où ce dernier doit se sentir accueilli, écouté et respecté. Mais ça a été tout le contraire », témoigne un des étudiants.
Il est aussi écrit que cet espace ouvert au public, gratuitement et sans rendez-vous, propose des conseils et informations en matière d’orientation professionnelle, de choix de formations, de recherche d’emploi et de reconversion professionnelle (« reskilling »), de création d’entreprise par des conseillers qualifiés. N’ayant pas eu les services vantés sur le site, ces deux étudiants considèrent donc que les informations sont « mensongères« .
L’employé les a alors proposé de se faire inscrire sur la liste de « placement et formation » dans le secteur de l’hôtellerie et résidence. Bon gré mal gré, acceptant finalement de s’inscrire pour ne pas s’être déplacés pour rien, ils entendent alors le préposé affirmer que seulement les filles peuvent le faire, du moins pour le moment. « Comment cela peut être possible alors que les informations du site ne l’indiquent pas? Mais comment faire confiance à un site à jour alors que l’EDM n’existe plus? C’est inacceptable! On ne peut prendre les gens pour des idiots à ce point », fustigent-ils. 
Mécontents, les deux étudiants demandent alors à rencontrer un responsable mais sont avisés, de manière très sèche, qu’il n’y en a pas. C’est ainsi, racontent-ils, qu’ils ont insisté cette fois pour rencontrer un des managers. Leurs demandes n’ayant pas abouti, ils apprennent entre-temps par des employés de la NEF que nul n’était au courant que l’EDM n’existait plus. « Un employé du Human Ressource Departement a été surpris de nous entendre dire que l’EDM n’offrait plus les services vantés sur l’espace métiers, puisqu’il a affirmé n’avoir pas reçu de lettre officielle« , raconte-t-il. Au bout d’une attente d’environ 15 minutes, ils furent reconduits au département de l’EDM. Un autre employé a tenté de jouer la carte de l’apaisement en expliquant que le service était autrefois assuré par deux psychologues mais qu’ils n’y sont plus suite à une décision du board et qu’il fallait pour toute clarification s’adresser au ministère de l’Integration Sociale puisqu’il n’y a aucun responsable. « Devant notre énervement, elle a tenté de mener le rôle de psychologue, sans trop y parvenir », confient-ils.  
Irrités et loin d’avoir digéré cette mésaventure, ces étudiants estiment que c’est un manquement grave pour une institution telle que la NEF. « L’on se demande combien de personnes se sont fait avoir comme ça! Pire, il faudrait non seulement envisager de modifier le contenu de leur site mais également inculquer à leurs employés les bases de communication skills pour mieux s’adresser aux visiteurs à l’avenir« , tonnent-ils.