Admise depuis le 26 avril à la Burns Unit de l’hôpital Victoria, Candos, la petite Manasi Beeharee, âgée de 26 jours, est décédée ce matin à 8 h. Selon nos informations, elle n’aurait pas survécu aux deux dernières interventions chirurgicales qu’elle a dû subir à la suite des complications ayant suivi l’amputation de deux doigts de sa main droite.
Le bébé avait été victime de brûlures au deuxième degré à l’hôpital de Flacq le 22 avril. Rappelons que dans cette affaire, pour laquelle les parents du nourrisson avaient porté plainte pour négligence médicale, seul un anesthésiste de l’hôpital de Flacq a été suspendu de ses fonctions après l’enquête préliminaire du ministère de la Santé. Les autorités attendent les conclusions d’une enquête parallèle, dirigée par la magistrate Ratna Seetohul-Toolsee, sur les circonstances ayant mené ce bébé à être victime de graves brûlures corporelles.
Les transferts d’hôpital en hôpital et les tentatives des médecins pour éviter une infection au niveau de son bras droit n’auront pas aidé à l’amélioration de l’état de la petite Manasi, qui est décédée à 8 h ce matin à l’hôpital Victoria. Ce nourrisson, qui avait été brûlé au deuxième degré juste après sa naissance à l’hôpital de Flacq, avait par la suite été transféré à l’hôpital du Nord, où deux doigts de sa main droite ont dû être amputés afin d’éviter des infections. Depuis son admission à la Burns Unit le 26 avril, le bébé a dû subir deux autres interventions chirurgicales visant, selon nos informations, à sauver son bras qui montrait des signes de non-vitalité. Les praticiens ont ainsi eu recours à la chirurgie réparatrice, entre autres.
De source hospitalière, on apprend que vers 7 h ce matin, la petite, âgée de 26 jours, a présenté des signes de “collapse” et est décédée aux alentours de 8 h. Sa mort aurait été provoquée, selon le personnel hospitalier, par un stress physiologique dû aux différentes interventions subies par le bébé depuis sa naissance. Ce qui aurait dégradé tous les systèmes de son corps, déjà victime, à peine né, de fortes brûlures corporelles. À l’heure où nous mettions sous presse, les parents de la petite Manasi, sous le choc, entamaient des procédures afin d’obtenir les autorisations nécessaires pour qu’une autopsie soit pratiquée.
Rappelons que depuis le 22 avril, plusieurs questions ont été émises quant aux circonstances exactes ayant mené à une situation nécessitant l’amputation de deux doigts du bébé. Née le 21 avril, Manasi Beeharee avait subi une opération le lendemain de sa naissance car il y avait, selon les médecins, un problème avec ses intestins. Elle a ensuite été placée en soins posts-opératoires. Mais le lendemain, ses parents ont appris que le bébé avait été transféré à l’hôpital du Nord, qui dispose d’appareils plus sophistiqués pour le prendre en charge. C’est à l’hôpital du Nord que les Beeharee apprendront ainsi que leur fille avait été brûlée au deuxième degré sur la partie droite de son corps, plus précisément sa main et son pied, alors qu’elle se trouvait en salle d’opération à l’hôpital de Flacq. Ils apprendront également, le lendemain, que leur premier enfant avait été amputé de deux doigts de la main droite pour éviter les risques d’infection. Le nourrisson avait ensuite été transféré à la Burns Unit de Candos.
Le père du bébé, Ramdharry Beeharee, avait alors fait une déposition pour poursuivre l’hôpital de négligence médicale au poste de police de Flacq. Parallèlement, la direction du centre hospitalier de Flacq a initié une enquête pour statuer les responsabilités et, après les premières conclusions de cette enquête, le ministère de la Santé a suspendu un anesthésiste. Les autorités attendent désormais le rapport d’une enquête dirigée par la magistrate Ratna Seetohul-Toolsee sur les circonstances dans lesquelles ce nourrisson a subi de graves brûlures corporelles.