Douleur, amertume, incompréhension, colère sont les sentiments qui animent la famille A., domiciliée à Rose-Hill. Pour cause, J.A, une jeune femme de 23 ans, a accouché, le 4 août, d’un mort-né. Outre la douleur d’avoir perdu son bébé à neuf mois de grossesse, dans des circonstances douteuses, cette patiente ne comprend pas comment les médecins n’ont rien fait pour le sauver. Selon les informations qu’ils ont fournies à la famille A., ces médecins soutiennent que c’est en raison d’un cancer du foie (diagnostiqué lors de son admission à l’hôpital pour cause d’hypertension artérielle, le 31 juillet) qu’ils n’ont pu faire naître le bébé avant. Ce qui laisse encore plus sceptique la famille, car un diagnostic, recherché en fin de semaine dernière auprès d’un médecin privé, affirme que J.A est en bonne santé.
Elle se préparait à vivre des instants magiques, mais c’est un cauchemar qu’elle vit actuellement. Elle a acouché, le 4 août, d’un mort-né. Or, la veille, son bébé bougeait encore. « Nurse ti dir tou korek », dit-elle. D’où son incompréhenion face à ce traumatisme qu’on lui a fait endurer. Pendant neuf mois, J.A, enceinte de son premier enfant, a nourri l’espoir de tenir son bébé dans ses bras. Tout se passait très bien, dit-elle. A chaque fois qu’elle s’est rendue à l’hôpital, son médecin traitant lui assurait que tout allait bien et que le bébé n’avait aucune anomalie.
Fin juillet, elle arrive à terme. Elle doit accoucher dans les jours qui suivent, lui dit le médecin. C’est ainsi qu’elle se rend à son rendez-vous hebdomadaire au long de son dernier mois de grossesse, à l’hôpital Candos. On lui diagnostique une hypertension artérielle. Elle est admise à la salle pré-natale. Après lui avoir administré des comprimés pour faire baisser sa tension, on lui fait un test sanguin.