Le Dr Abdool Yusuf Boodoo, poursuivi pour involuntary homicide by negligence, a été trouvé coupable par le magistrat Raj Seebaluck, siégeant en Cour intermédiaire. Le gynécologue était accusé de la mort d’une de ses patientes lors d’une césarienne pratiquée à l’hôpital Candos le 1er mai 2005. Il avait plaidé non coupable. La sentence sera prononcée ultérieurement.
Les faits remontent au 1er mai 2005, alors que le Dr Boodhoo pratiquait la césarienne sur une patiente, il aurait remarqué qu’elle commençait à saigner abondamment. Le gynécologue aurait alors fait appel à l’assistance de ses collègues qui n’ont pu sauver la jeune femme.
L’ancien Chief Police Medical Officer, le Dr Satish Boolell, qui avait pratiqué l’autopsie le lendemain du décès de la jeune femme alors âgée de 33 ans, avait indiqué en cour qu’il y avait eu « tearing » dû à un sharp instrument qui avait été utilisé lors de l’opération et c’est ce qui aurait causé une hémorragie. Le médecin Boodoo avait eu recours à une césarienne après avoir détecté une infection vaginale chez la patiente. Le Dr Boolell avait indiqué qu’une « sectioned aorta » avait entraîné la mort en l’espace de quelques minutes alors que cette situation peut être gérée si du sang est administré à la patiente en même temps que les médecins procèdent à la réparation des blessures. Plusieurs autres médecins étaient venus déposer ce jour-là.
Après avoir examiné les témoignages et les faits, le magistrat Seebaluck a conclu que le médecin était responsable de la mort de la patiente. « I find that there are no reasons which would disculpate the accused from the responsibility of the death of the patient which clearly was the doing of the accused by his negligence. Precisely this is the main reason why the accused sought for urgent and immediate help. If there was no urgency he would have never sought for any such help », a souligné le magistrat dans son jugement.
Le magistrat a par ailleurs soutenu : « The accused is a fully qualified medical practitioner and he has the necessary knowledge and expertise to carry out a Caesarian Section for the delivery of a baby. In this case, a catalogue of errors starting with the bleeding and ending with the death of patient makes the alleged negligence even more serious, especially when one bears in mind that this occurred in a hospital environment and there was no emergency or medical complications in the delivery itself or the medical status of the deceased », a-t-il souligné.
La sentence sera prononcée ultérieurement.