« Pa tou docter lopital ki conn coz are patients. Pa tou docter ki pran létan pou guett patient couma bizin. Si mo pa ti pran cont, lopital ti pou laiss mo zenfan mort ». Ce sont les propos amers d’un père, Pritt Gopee, qui souhaite alerter l’opinion publique « pour que cela n’arrive pas aux autres ». Son fils, P.G, âgé de 19 ans, a failli perdre la vie alors qu’il été admis à l’hôpital de Flacq où il a passé plus de 24h. Mais ni les radiographies, ni les échographies, et encore moins de diagnostic du médecin, n’ont révélé que son appendice était au plus mal et surtout sur le point « d’éclater ».Pritt Gopee n’en revient toujours pas que son fils soit passé si près de la mort sans que le médecin traitant de l’hôpital de Flacq où il était admis, n’ait décelé quoi que ce soit d’anormal. Le 26 mai, P.G s’est réveillé avec des douleurs atroces au ventre. « C’était insupportable », raconte son père qui, vers 10h, le conduit au dispensaire de Bramsthan. Pensant qu’il s’agissait d’un ulcère, le médecin du dispensaire a recommandé au patient de se rendre immédiatement à l’hôpital pour y effectuer une radiographie, dit-il. A son arrivée à l’hôpital de Flacq, outre le X-ray, P.G a été soumis à des tests sanguins et des tests d’urine. Il a, par la suite, été admis à la Salle 3. « Lorsque je l’ai vu vers 15h, il était très faible. Il ne pouvait même plus parler. On lui avait injecté du sérum », explique son père. Une heure plus tard, à l’heure des visites, il était encore plus mal et ne cessait de vomir, indique Pritt Gopee ajoutant que les infirmiers lui ont alors administré une piqûre. Selon son père, il aurait reçu 5 à 7 injections durant la nuit en raison de ses douleurs atroces.