La MSPA prévoit que les employés de l’industrie sucrière percevront au final une augmentation salariale de l’ordre de 24,9 % en tenant en considération les recommandations éventuelles du comité tripartite sur les augmentations salariales dans le cadre de l’Additionnal Remuneration Act.
L’Association des planteurs de l’industrie sucrière estime que si « la proposition actuelle faite par la MSPA aux syndicats, une augmentation salariale de 8,5 % sur 4 ans, est implémentée sur cette période, et si l’Additional Remuneration Act préconise des taux d’augmentation à peu près semblables, la masse salariale pour les membres de la MSPA grimpera en 2017 à Rs 1,7 milliard ».
Passant en revue les négociations actuelles sur les augmentations entre 2014 et 2017, la MSPA souligne que malgré la baisse de prix du sucre à Rs 12 500 la tonne, ses membres proposent un package de mesures incluant une augmentation salariale de 8,5 % étalée sur quatre ans, soit 4 % en 2014 et 1,5 % annuellement entre 2015 et 2017.
« De plus, depuis le jeudi 2 octobre 2014, le gouvernement a lancé les discussions tripartites au cours desquelles sont négociées les augmentations salariales dans le cadre de l’Additional Remuneration Act. Donc, ce pourcentage négocié actuellement au niveau du gouvernement, viendra s’ajouter à celui qui ressortira des négociations collectives entre syndicats et membres de la MSPA. Si l’on part du principe que l’Additional Remuneration Act demandera aux employeurs de payer approximativement le même pourcentage que les années précédentes, soit environ 16,4 % sur quatre ans, on peut ainsi prévoir que les employés des membres de la MSPA percevront au final une augmentation totale d’environ 24,9 % », soutient le communiqué de la MSPA.
Le communiqué poursuit que si la proposition actuelle faite par la MSPA aux syndicats, une augmentation salariale de 8,5 % sur quatre ans, est implémentée sur cette période, et si l’Additional Remuneration Act préconise des taux d’augmentation à peu près semblables, la masse salariale pour les membres de la MSPA grimpera en 2017 à Rs 1,7 milliard.
Cela équivaudrait à dire, précise la MSPA, que sur la période 2010-2017, la masse salariale des membres de la MSPA aura connu environ 90 % d’augmentation. « Il serait étonnant qu’un secteur de l’économie puisse soutenir une telle masse, à moins que l’efficacité et la productivité ne s’améliorent par autant et que le contexte économique national et international soit au mieux. Malheureusement, ce n’est pas le cas », observe la MSPA.
Le communiqué de la MSPA explique que le package des employés du secteur sucrier se compose de deux parties distinctes : le salaire de base et ensuite divers allowances et bonus. Cette dernière partie représente environ 52 % du package total de l’employé. Par exemple, un employé non-agricole touchant un salaire de base de Rs 11 181 percevra des allowances et bonus d’environ Rs 12 319, ce qui représente un revenu mensuel de Rs 23 500. Quand ces items sont donc cumulés, ce package est, selon le bureau des statistiques national, supérieur à celui obtenu par les employés de plusieurs autres secteurs de l’économie mauricienne.
La MSPA fait remarquer que le salaire de base, qui a été négocié lors des dernières négociations collectives, est environ 30 % supérieur du salaire recommandé par les autorités à travers le Remuneration Order. Elle constate que les employés des membres de la MSPA ont reçu, entre 2010 et 2013, un total de 36,4 % d’augmentation salariale.
En effet, entre 2010 et 2013, les membres de la MSPA ont payé les 20 % d’augmentation qui ont été négociés avec les syndicats lors du dernier round des négociations collectives. Mais, pour la même période, ces mêmes compagnies sucrières ont aussi payé les 16,4 % d’augmentation négociée avec le gouvernement dans le cadre de l’Additional Remuneration Act, pour compenser, entre autres, la perte du pouvoir d’achat. Au final, les employés ont reçu une augmentation de 36,4 %, payée en totalité par les compagnies membres de la MSPA.
Les coûts en termes de salaires pour les membres de la MSPA se montaient à environ Rs 900 millions et en 2013 ces coûts avaient connu une augmentation de presque 40 % pour atteindre les Rs 1,3 milliard.