L’intensification de la mobilisation syndicale dans le cadre des négociations salariales, engagées dans le secteur du transport en commun en général, entraîne dans son sillage des formes de « pressions » sur des employés. C’est ce que dénoncent les syndicalistes de l’Union of Bus Industry Workers, en pointant du doigt principalement les propriétaires d’autobus individuels assurant le service dans le nord de l’île.
À ce stade, aucune indication officielle n’est disponible quant à la prochaine position syndicale qui sera adoptée en guise de réplique à ces « pressions » que subiraient les employés des autobus individuels. Pour le moment, l’Union of Bus Industry Workers (UBIW) a simplement fait comprendre que cette catégorie de travailleurs bénéficie du soutien de l’instance syndicale. « Depuis que les employés des autobus individuels s’organisent en vue de se rallier à ce mouvement syndical, ceux-ci font face à d’énormes pressions des propriétaires. Ces pressions ont pour objectif de les empêcher de se joindre à notre cause. Mais nous devons dire que, malgré ces actes d’intimidations, ces travailleurs font preuve de courage pour supporter nos actions syndicales », déclare le syndicaliste de l’UBIW, Ashok Subron, au Mauricien. Et d’ajouter : « Ces travailleurs ont des conditions d’emploi inacceptables et sont payés en dessous du salaire préconisé par la loi. »
D’autre part, la campagne de mobilisation continue de s’intensifier dans le secteur du transport en commun depuis le début de cette semaine. Après une réunion de mobilisation lundi soir à Triolet, où une foule d’environ 250 personnes s’était réunie, d’autres rendez-vous pour les travailleurs de ce secteur sont prévus dans les jours à venir. Cette série de consultations de l’état major de l’UBIW avec l’intégralité des travailleurs du transport en commun devra déboucher sur une grande manifestation prévue le samedi 17 août. « La grève déclenchée par la CNT le mois dernier a provoqué une réaction des travailleurs du transport contre les manoeuvres dilatoires adoptées par les employeurs pour augmenter les salariés. Dans la conjoncture actuelle, nous préconisons donc l’unité de la totalité des travailleurs du secteur en vue de remporter cette bataille. Dans l’éventualité où les négociations salariales devaient échouer, dans toutes les compagnies d’autobus, nous convoquerons une assemblée ou passerons directement au vote pour décider de l’action syndicale (Ndlr : une grève générale) à adopter », explique-t-on du côté de l’UBIW.
Pour l’heure, les négociations salariales au niveau des compagnies Rose-Hill Transport (RHT) et Corporation Nationale de Transport (CNT) se poursuivent avec un prochain rendez-vous tripartite pour la CNT prévu mercredi prochain. En ce qu’il s’agit de RHT, le prochain round des négociations devrait, lui, également avoir lieu dans les prochains jours. Toutefois, dans le cas des trois autres compagnies – soit Triolet Bus Service (TBS), United Bus Service (UBS) et Mauritius Bus Transport (MBT) –, les syndicalistes font comprendre que des développements sont attendus sous peu dans le cadre du litige de ces négociations salariales. Affaire à suivre…