Le patrimoine national n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur. Quand un ministère veut démolir un bâtiment qui a une valeur historique, quand convaincre les autorités de restaurer un élément du patrimoine est une tâche difficile, il est évident qu’il y a un problème quelque part. Nelly Ardill, présidente de SOS Patrimoine en Péril, nous brosse un portrait de la situation.
Le patrimoine mauricien est riche. Bâtiments, monuments, tombes, ainsi que le patrimoine culturel ont une grande valeur et devraient être protégés et exploités avec responsabilité. “Les Mauriciens doivent être conscients de leur valeur. S’ils en étaient conscients, ils pourraient eux-mêmes protéger leur patrimoine. Il faut absolument faire un inventaire pour Maurice”, confie Nelly Ardill.
Elle souligne que les autorités ne sont pas toujours conscientes des enjeux que représente le patrimoine culturel mauricien, qu’il soit tangible ou pas. “On est en train de se battre avec les ministères contre la destruction programmée de l’école Onésipho Beaugeard et aussi pour la restauration de l’hôtel de ville de Curepipe. Idéalement, on ne devrait même pas avoir à leur dire que ces sites ont une grande valeur et méritent d’être conservés.”