La vie de Nelson Mandela est une source d’inspiration qui  dépasse le cadre de sa lutte contre l’apartheid, et la sécurité routière n’y fait pas exception.
En effet, en 1969 le grand homme perdait, contre toute attente, son fils aîné Thembi lors d’un accident de la route et  le fâcheux destin allait encore une fois frapper en 2010 lorsque son arrière-petite-fille Zinani fut arrachée de ce monde de la même manière.
Les circonstances des drames furent particulièrement éprouvantes dans les deux cas. Purgeant une peine de prison à perpétuité à Robben Island, il ne lui était pas permis d’assister aux obsèques de son fils âgé de 24 ans – qu’il considérait comme la prunelle de ses yeux.
Alors qu’il était libre et qu’il avait droit de goûter aux joies d’être arrière-grand-père après un combat amer contre l’injustice, Nelson Mandela perdait Zinani à la veille du coup d’envoi de la Coupe du Monde en Afrique du Sud en 2010.
Ces deux événements viennent démontrer que ‘aksidan pa get ni figir, ni sex, ni laz, ni ras, ni klas sosyal’ ; il suffit que les conditions soient réunies pour que la vie soit menacée dans la rue.
Oui , nous avons raison de célébrer le parcours de Mandela mais combien d’entre nous sommes capables de donner notre jeunesse et notre vie pour  notre patrie jusqu’à concéder à faire de la prison à perpétuité ?
Pourtant nous en avons tous la capacité et cela commence par le respect d’autrui sur la route de la vie au sens propre comme au sens figuré. Ce n’est certainement pas Madiba qui va s’en offusquer. De là où il est il enverra certainement des signes pour assainir la situation sur les routes de son pays qui figurent parmi les plus meurtrières au monde, avec 31.9 morts pour 100,000 habitants en 2011 !
 Puisque Mandela est une icône planétaire son parcours douloureux reste des plus éloquents; il nous dit à tous que la route n’est pas sans danger et qu’elle peut frapper là où nous nous attendons le moins. A nous de prendre le soin d’y lire entre les lignes et de faire les choix qui s’imposent!