Joseph Tsang Man Kin, candidat mauricien pour le remplacement d’un membre du panel d’éminentes personnalités du Mécanisme d’évaluation par les pairs (MAEP), a été élu avec une forte majorité lundi. C’est ce qu’a annoncé lundi soir le ministre des Affaires étrangères Arvin Boolell.
Plusieurs pays avaient présenté des candidats à ce poste, dont le Sénégal, le Soudan et le Mozambique. L’élection a eu lieu lors du 18e sommet du MAEP organisé en marge du sommet de l’Union Africaine qui s’est réuni dimanche à Addis Abeba. La délégation mauricienne est dirigée par le Premier ministre adjoint, Rashid Beebeejaun.
Le sommet du MAEP a étudié les évaluations soumises par la Zambie et la Tanzanie et a aussi étudié les plans d’action nationale soumis par le Bénin avant de procéder à l’élection d’un neuvième membre du Panel d’éminentes personnalités.
Joseph Tsang Man Kin a eu une longue carrière dans la diplomatie mauricienne et a dirigé des missions mauriciennes dans plusieurs capitales. Il a aussi été secrétaire du Commonwealth Fund avant de se lancer dans la politique. Il a été ministre de la Culture dans le gouvernement de Navin Ramgoolam. Il a aussi été un candidat malheureux aux fonctions de secrétaire général de la Francophonie. Il est actuellement président du conseil d’administration d’un groupe du secteur privé.
Le panel d’éminentes personnalités a pour tâche de suivre l’exercice d’évaluation et la mise en oeuvre des plans d’action élaborés dans le sillage de l’évaluation africain par les pairs. Les membres du panel n’ont toutefois pas le droit de suivre les dossiers de leur pays.
Le Panel est composé des représentants de neuf pays élus par leurs pairs. Outre Maurice, l’Algérie, le Cameroun, la République démocratique du Congo, l’Égypte, le Liberia, le Nigeria, le Rwanda et l’Afrique du Sud ont chacun un représentant.
Le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs est un programme accepté d’un commun accord et adopté volontairement par les États membres de l’Union africaine en vue de promouvoir et de renforcer des normes élevées de gouvernance. Il s’agit d’un mécanisme d’auto-évaluation.